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Liste Des Pays Du Monde

Liste des pays du monde

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192 pays dont l’indépendance est généralement reconnue

Cette liste est celle « des pays ou États indépendants reconnus par la communauté internationale au 1 janvier 2004 » [http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf]. À l'exception du Saint-Siège, ces pays sont les 191 membres de l'Organisation des Nations unies. Les dénominations des pays ont été compilées à partir des documents suivants :
- [http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf Pays et capitales du monde au 1 janvier 2004], par la Commission de toponymie de l’Institut géographique national français (IGN)
- [http://publications.eu.int/code/fr/fr-5000500.htm Code de rédaction interinstitutionnel, annexe A5, Liste des États (au 9.3.2005)], par l’Office des publications officielles des Communautés européennes (UE)
- [http://www.ilo.org/public/english/standards/relm/country.htm Liste alphabétique des pays membres de l'OIT] et [http://www.ilo.org/public/english/standards/relm/countryb.htm Alphabetical list of other countries, territories and areas] (OIT)
- [http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/dbf/2005/txt/pays2005.txt Code officiel géographique 2005, Liste des pays et territoires étrangers], par l'INSEE (INSEE)
- Le nom utilisé comme titre d’article dans Wikipédia apparaît en gras.

Pays dont l’indépendance n’est généralement pas reconnue

Cette section est basée sur l’article List of sovereign states de la version anglophone de Wikipédia. Apparaissent ici les États non indépendants répondant aux critères de la Convention de Montevideo sur les droits et les devoirs des États de 1933.
- l’Abkhazie : voir Géorgie
- la République arabe sahraouie démocratique : voir Sahara occidental
- la République de Chine : voir Taïwan (Taïwan bénéficie d'une indépendance de facto mais qui n'est pas reconnue par la Chine et la plupart des pays de la communauté internationale qui ont reconnu la "politique d'une seule Chine" voulue par la Chine)
- la République turque de Chypre du Nord
- l’Ossétie du Sud : voir Géorgie
- la Palestine : voir Cisjordanie et bande de Gaza
- le Puntland : voir Somalie
- le Somaliland : voir Somalie
- la Tchétchénie L’Abkhazie, l’Ossétie du Sud, la Tchétchénie, le Puntland et le Somaliland se sont déclarés États indépendants mais n’ont pas été reconnus comme tels par la communauté internationale.

Dépendances et territoires à souveraineté spéciale

La liste des dépendances et territoires à souveraineté spéciale donne une liste complète des dépendances, possessions, territoires autonomes, départements, collectivités et territoires d’outre-mer non souverains.

Territoires contestés

Cette section est basée sur l’entrée Entities de la page [http://www.cia.gov/cia/publications/factbook/docs/notesanddefs.html Notes and Definitions] du CIA World Factbook. Apparaissent ici les territoires sur lesquels la communauté internationale ne reconnaît la souveraineté d’aucun État indépendant. Voir aussi la liste des territoires contestés ou occupés.
- l’Antarctique, régi internationalement par le [http://www.ifremer.fr/ifrtp/pages/texteslois/traite.html Traité de l’Antarctique]
- la Palestine, constituée de la bande de Gaza et la Cisjordanie
- les îles Paracel et les îles Spratley, revendiquées par la Chine, Taiwan et le Vietnam
- le Sahara occidental, occupé par le Maroc

Voir aussi


- Gentilés
- Liste des États membres de l’ONU
- ISO 3166-1
- Liste des pays en voie de formation
- Chronologie des pays du monde
- Micronation
- Liste des dirigeants (pays non indépendants)

Liens externes

Références toponymiques


- [http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf Liste des Pays et Capitales du Monde au 1 janvier 2004], par la Commission de toponymie de l’Institut géographique national français ([http://www.ign.fr/ IGN])
- [http://www.cnig.fr/default.asp?LINK=zoomIdx&ID_ARTICLE=152&ID_TOPIC=19&ID_FOLDER=0&ID_QUALIF=0 liste de Pays et capitales du monde, la Commission Nationale de Toponymie (CNT)], la même liste que ci-dessus, au format Microsoft Word, par le [http://www.cnig.fr/ CNIG]
- [http://www.un.org/french/aboutun/etatsmbr.htm États membres de l’Organisation des Nations unies]
- [http://publications.eu.int/code/fr/fr-5000500.htm Liste des États], par l’Office des publications de l’Union européenne
- [http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/ressources/pays/pays.htm Ministère français de la culture]
- [http://www.dfae.diplomatie.fr/voyageurs/etrangers/avis/conseils/alphabet.asp Ministère français des affaires étrangères]
- [http://www.eda.admin.ch/eda/f/home/foreign/stanam.html Département fédéral suisse des affaires étrangères]
- [http://www.statbel.fgov.be/pub/d0/p026y2004_fr.pdf Service public fédéral belge économie, PME, classes moyennes et énergie]
- [http://www.geonames.de/ Dénominations dans toutes les langues]
- [http://www.upu.int/members/fr/members.html Union postale universelle]
- [http://www.iso.org/iso/fr/prods-services/iso3166ma/02iso-3166-code-lists/list-fr1.html Organisation internationale de normalisation]
- [http://alain.j.schneider.free.fr/pays.htm Site personnel]
-
als:Liste unabhängiger Staaten zh-min-nan:Kok-ka lia̍t-toaⁿ ko:세계의 나라 ms:Daftar negara ja:国の一覧 simple:List of countries th:รายชื่อประเทศ

Saint-Siège

Le Saint-Siège est l’incarnation du pouvoir spirituel de l'Église catholique romaine, c'est-à-dire du pape, et de son administration, la Curie romaine. L'État de la Cité du Vatican constitue son support temporel.

Histoire

Le pouvoir temporel et territorial du pape remonte à la donation faite par l'empereur Constantin du palais du Latran — donation qui ne doit pas être confondue avec la « donation de Constantin », document apocryphe prétendant fonder la souveraineté du pape sur Rome et l'Occident. C'est Pépin le Bref qui, battant les Lombards en 754-756, conquiert pour le pape Étienne II le Patrimoine de saint Pierre, ancêtre des États pontificaux (cf. donation de Pépin). La France obtient à cette occasion le titre de « Fille aînée de l'Eglise » La plus ancienne représentation diplomatique française remonte à 1465 : c'est l'ambassade de France près le Saint-Siège. Supprimés lors de la Révolution française, les États pontificaux perdent définitivement Avignon et le Comtat Venaissin (annexés en 1791) mais leur partie italienne est restaurée en 1814. Lors de la constitution de l'unité italienne, les États pontificaux seront contestés et finiront par être de facto supprimés. C'est le début de la « Question romaine » : la capitale du Royaume d'Italie a été prise par la guerre sur un État souverain, celui du Pape, qui se considère comme prisonnier et ne sort plus des murs de la Cité du Vatican. Après leur perte en 1870, le Saint-Siège se trouve sans assise territoriale et donc sans légitimité autre, en la matière, que son rôle d'incarnation de l'Église catholique. Cependant, ses relations avec les autres pays se poursuivent. Ainsi, 16 pays possèdent des relations diplomatiques avec lui au moment de la loi des Garanties de 1871. Au moment de la signature des accords du Latran, ils sont 27. De nombreux États envoient des missions extraordinaires auprès du Saint-Siège : l'empereur de Corée en 1904, le négus d'Éthiopie en 1907 et 1908 ou encore l'empereur de Chine en 1910. Ce sont les accords du Latran qui mettent fin à la Question romaine, en reconnaissant la souveraineté (ininterrompue) du Saint-Siège et en créant, comme support territorial, l'État de la Cité du Vatican.

Statut juridique

Le Saint-Siège, c'est-à-dire l'institution du Siège épiscopal romain de Pierre, est sujet de droit international au moins depuis l'époque carolingienne. De cette époque date le contrôle effectif et souverain d'un territoire, le « Patrimoine de Pierre », ancêtre des « États de l'Eglise » ou « États pontificaux ». Pour être considéré comme un État souverain, un gouvernement doit légitimement posséder et contrôler un territoire. Cela fut le cas de manière ininterrompue, sauf entre 1791 et 1814 et sauf entre 1871 et 1929 (dans une certaine mesure : le seul territoire effectivement contrôlé était celui de la Cité du Vatican et des Etats n'avaient pas interrompu leurs relations diplomatiques). Les accords du Latran (1919), qui mirent fin à la « Question romaine », stipulent (art. II) : « L'Italie reconnaît la souveraineté du Saint-Siège dans le domaine international comme domaine inhérent à sa nature, conformément à sa tradition et aux exigences de sa mission dans le monde. » Selon l'expression de M Cardinale, le Saint-Siège « existe et opère au sein de la communauté internationale comme la personnification juridique de l'Église. » C'est avec lui et non l'État du Vatican que les États entretiennent des liens diplomatiques. C'est lui qui siège au sein de certaines organisations internationales, comme l'Agence internationale de l'énergie atomique ou l'Union postale mondiale. Ainsi, les ambassadeurs étrangers sont accrédités près le Saint-Siège et non auprès du Vatican. Le Saint-Siège possède à l'Organisation des Nations unies (ONU) le statut d'« État non membre », observateur permanent; il y représente les intérêts de l'État pontifical du Vatican. En 2005, l'observateur du Saint-Siège est M Celestino Migliore. Ce statut a été obtenu grâce au statut de membre de l'Union postale mondiale et de l'Union internationale des télécommunications détenu par le Vatican au titre de la Poste vaticane et de Radio Vatican. L'ONU ayant invité les pays membres de ces organisations à prendre part à certaines de ses sessions, le Vatican y est également convié. En 1957, afin de clarifier la situation, le Secrétaire général de l'ONU, U Thant, et le Saint-Siège s'accordent sur le fait que c'est le Saint-Siège, et non l'État du Vatican, qui entretient des relations avec l'organisation. En 1964, le poste d'observateur permanent est reconnu au Saint-Siège. Cette présence du Saint-Siège comme État, et non comme ONG (comme par exemple l'ordre de Malte) fait l'objet d'une polémique dans certains milieux. Cependant, on doit noter que le nombre d'Etats ayant noué des relations diplomatiques avec le Saint-Siège n'a jamais cessé d'augmenter.

Bibliographie


- M Hyginius Eugene Cardinale, The Holy See and International Order, Colin Smythe, Londres, 1976 ;
- Joël Benoît d'Onorio (dir.), Le Saint Siège dans les relations internationales, actes du colloque organisé les 29 et 30 janvier 1988 par le département des sciences juridiques et morales de l'Institut Portalis, Cujas & Cerf, Paris, 1989 (2-204-03106-2) ;
- Dominique Le Tourneau, . Catégorie:Institution de l'Église catholique

Toponymie

ja:地名 Catégorie:Lexicologie Pour les toponymes situés en France : voir Toponymie française. ---------------------------------------- La toponymie est la science qui étudie les noms de lieux (toponymes). Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, mais aussi leurs transformations au fil des siècles. Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), elle fait partie de l'onomastique (étude des noms propres), elle-même branche de la linguistique. Le nom des habitants découlant des toponymes est l'ethnonyme ou le gentilé. Le domaine de la toponymie est vaste. Cette science étudie en effet les noms de lieux habités (villes, villages, hameaux et écarts) mais aussi les noms liés au relief, aux rivières, aux voies de communication (routes, rues). Elle peut aussi aborder des domaines plus restreints (noms de villas ou d'hôtels par exemple).

Glossaire succinct


- Toponyme : nom de lieu.
- Hagiotoponyme : toponyme portant le nom d'un saint.
- Hydronyme : nom de lieu ayant un rapport avec l'eau (cours d'eau, source, fontaine, lac…).
- Macrotoponyme, microtoponyme : on a coutume d'appeler macrotoponymes les noms de lieux désignant des agglomérations, des reliefs ou des cours d'eau suffisamment importants. Le terme de microtoponymes est réservé aux lieux-dits, noms figurant sur les cadastres mais généralement absents des cartes topographiques.
- Odonyme (parfois écrit hodonyme) : nom désignant une route, une rue, un chemin.
- Oronyme : nom de lieu lié au relief : montagnes, collines, mais aussi plaines, plateaux, vallées.
- Exonyme

Typographie des toponymes

Noms officiels : les noms officiels composés, français ou francisés, comportent un trait d'union entre tous les termes, sauf après l'article initial ou lorsqu'il y a une apostrophe. Exemples : L'Île-Rousse, La Roche-sur-Yon, Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Tel n'est pas le cas des noms en langue étrangère : New York, Los Angeles ou Buenos Aires. On ne met pas non plus de traits d'union dans la partie non officielle d'un toponyme : Alexandrie d'Égypte, Saint-Louis du Sénégal, Saint-Paul de Vence...

Voir aussi


- Toponymie française
- Noms de lieux insolites
- Noms de lieux les plus longs
- Toponymes dénaturés
- Toponyme pléonastique
- Toponymie en Afrique du Sud
- Toponymie du Tchad
- Toponymie du Zimbabwe
- Toponymie belge
- Toponymie gaélique

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

Géorgie (pays)

La Géorgie est un pays du sud Caucase au bord de la mer Noire, à la limite orientale de la zone généralement considérée comme européenne.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Géorgie Vers la fin de l'antiquité deux royaumes géorgiens, Iberia à l'est et Egrisi à l'ouest, étaient parmi les premières nations à adopter le christianisme (respectivement en 337 et 523). Iberia souffrait de l'expansion agressive de son voisin, le royaume de Perse, alors qu'Egrisi était pour la plus grande partie du temps un champ de bataille entre ses puissants voisins, le Royaume de Perse et l'Empire byzantin, chacun d'eux réussissant tour à tour à conquérir l'ouest Géorgien. Au Moyen Âge, les deux royaumes furent donc désintégrés en plusieurs principautés. Au il fut donc aisé aux arabes d'occuper la Géorgie. Les principautés rebelles se libérèrent de la tutelle arabe et s'unifièrent pour former le royaume géorgien au début du . Depuis le , le royaume s'étendait sur la totalité du sud Caucase, une partie du nord-est et quasiment la totalité de la côte nord-est de l'actuelle Turquie, et aussi au-delà de quelques régions du nord-ouest de la Perse. Ce royaume géorgien qui était tolérant envers ses sujets musulmans et juifs, malgré son caractère profondément chrétien, fut contrôlé par les mongols de la Horde d'Or au . Depuis, différents Princes se battirent pour leur indépendance du pouvoir central géorgien jusqu'à la désintégration totale du royaume au XV. Au les Empires ottoman et perse exploitèrent la situation et envahirent respectivement les principautés de l'ouest et de l'est de la Géorgie. Les dirigeants des principautés, qui récupérèrent une partie de leur autonomie, organisèrent diverses rebellions. À la suite des invasions perse et turque, les royaumes et les principautés furent encore plus affaiblis. La population de la Géorgie à la suite des guerres continues a été réduit jusqu'à 100 000 habitants. Cette fois-ci cette faiblesse fut exploitée par l'empire russe. Le premier à tomber entre les mains russes est le royaume de Kartl-Kakheti, situé à l'est de la Géorgie, et alors quasiment dévasté par les invasions perses subies lors des deux dernières décennies du XVIII. En 1783 la Russie et la Géorgie signent le traité de Georgiev, selon qui la Géorgie (Kartl-Kakheti) recevait la protection de la Russie. Le 22 décembre 1800 l'empereur russe Paul I, en accomplissant la demande du tsar géorgien Géorguy XII, signe le Manifeste sur le connexion volontaire de la Géorgie (Kartl-Kakheti) et la Russie. Le manifeste est proclamé le 18 janvier 1801. En 1810 le royaume d'Imereti à l'ouest de la Géorgie se joint à l'Empire russe . En 1803 - 1864 - à la suite des guerres de la Russie contre la Turquie et l'Iran, on libère la grande partie des terres géorgiennes, avant occupé par les pays musulmans. À la Géorgie sont joints Batoumi, Artvi, Akhaltsikhe, Akhalkalaki, Poti, l'Abkhazie. Après la Révolution russe, la Géorgie déclara son indépendance le 26 mai 1918, pendant la guerre civile russe. Cet État indépendant fut parmi les premières nations au monde où les femmes eurent le droit de vote. Les élections législatives furent gagnées par le parti social démocrate géorgien. Son chef, Noe Jordania, reçut le titre de premier ministre. Le 25 février 1921, la République démocratique de Géorgie fut occupé par l'armée rouge et incorporée dans une « Fédération Transcaucasienne des Républiques Socialistes Soviétiques » comprenant la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Le FTRSS fut dissoute en 1936 et la Géorgie devint la République socialiste soviétique de Géorgie. Le radical géorgien Ioseb Djoughashvili était membre des bolcheviks qui avaient pris le pouvoir en Russie après la révolution d'octobre (1917). Djoughashvili, plus connu sous le nom de Joseph Staline, (du russe pour acier) s'empara de la plus haute place de l'État soviétique et y régna impitoyablement y compris sur ses compatriotes géorgiens. En 1941-1945, pendant la seconde Guerre mondiale, environ 700 000 Géorgiens se battirent en tant que soldats de l'armée rouge contre les Nazis. Environ 200 000 périrent. Pendant la Perestroïka à la fin des années 1980, dont l'un des principaux architectes fut le ministre géorgien des affaires étrangères de l'URSS, Édouard Chevardnadzé, la Géorgie développa un système politique avec plusieurs partis, ce qui favorisa fortement l'indépendance. Le pays organisa les premières élections libres et démocratiques de l'Union soviétique le 29 octobre 1990. Le 9 avril 1991, peu avant l'effondrement de l'URSS, la Géorgie déclara à nouveau son indépendance. Plusieurs régions comprenant l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud deviennent rapidement le théâtre de disputes avec les séparatistes russes, ce qui mena à la guerre civile et à d'importantes violences ethniques. Aujourd'hui ces régions sont de facto des états indépendants.

Politique

Article détaillé : Politique de la Géorgie La Géorgie est membre du Conseil de l'Europe depuis le 27 août 1999. À la suite d'allégations de fraudes durant les élections de 2003, Édouard Chevardnadzé démissionne sous la pression de la population de Tbilissi du poste de président le 23 novembre 2003 pendant la « Révolution des roses ». La présidente du Parlement Nino Bourdjanadzé devient présidente par intérim. Le 4 janvier 2004, Mikheil Saakachvili, président du Mouvement National Démocrate, gagne les élections présidentielles et prête serment le 25 janvier. De nouvelles élections parlementaires furent tenues le 28 mars, le MND s'assurant la vaste majorité des sièges (avec environ 75 % des scrutins) avec un seul autre parti atteignant le seuil des 7 % (l'opposition de droite avec 7,7 %). Le vote est reconnu comme l'un des plus libres jamais organisés dans la Géorgie indépendante, bien qu'une poussée de tension entre le gouvernement central et le « président » adjare Aslan Abachidzé crée des tensions en Adjarie. Depuis 2004, le parlement est à 95 % aux mains du MND ; la presse d'opposition a disparu presque entièrement ; la télévision ne critique plus le pouvoir. Récemment, Salomé Zourabichvili, la ministre des Affaires étrangères, est chassée du pouvoir, à la suite d'un procès qu'elle juge stalinien. Selon elle, des réseaux totalitaires et mafieux auraient leurs entrées au gouvernement. La tension entre le gouvernement géorgien et l'Adjarie grandit de plus en plus après les élections jusqu'à la fin du mois d'avril. On atteint le paroxysme de cette tension le 1 mai, lorsqu'Abachidzé répond aux manœuvres militaires tenues par la Géorgie près de la région en faisant exploser les trois ponts qui reliaient l'Adjarie et la Géorgie au dessus de la rivière Choloki. Abachidzé fut contraint de quitter l'Adjarie suite aux manifestations en Adjarie, à l'approche des troupes géorgiennes et aux pressions diplomatiques russes (et en particulier le voyage du secrétaire du Conseil de Sécurité de la Fédération, Igor Ivanov).

Subdivisions

Article détaillé : Subdivisions de la Géorgie Sous la Géorgie soviétique, 2 Républiques autonomes se trouvaient dans la République géorgienne : l'Adjarie et l'Abkhazie, et en plus un district autonome, l'Ossétie du Sud (la République autonome d'Ossétie du Nord étant située en Russie). Si les Ossètes et les Abkhazes sont des peuples non-géorgiens, l'Adjarie est peuplée de Géorgiens islamisés. Ce découpage marque les mentalités et après l'accession à l'indépendance de la Géorgie, ces trois régions manifestent des velléités séparatistes. L'Abkhazie proclame son indépendance en août 1992, et après un conflit militaire avec le pouvoir central à Tbilissi, se retrouve de facto autonome en 1993 (le pouvoir central ne tentant plus de reprendre le contrôle de la région, cela ne préjugeant pas d'un éventuel revirement); puis l'Adjarie et l'Ossétie du Sud prennent aussi leur envol. L'Adjarie est revenue dans le giron de l'État central en 2004 après la fuite de son chef Aslan Abachidzé. La Géorgie essaie désormais de faire revenir l'Ossétie du Sud sous son contrôle, en employant, selon certains, une stratégie de tension militaro-diplomatique comme dans la crise adjare. En août 2004, la Géorgie a aussi repris l'offensive contre l'Abkhazie en tirant sur tout navire s'approchant des côtes abkhazes et du port de Soukhoumi. Aucune de ces trois régions n'est reconnue comme État par la communauté internationale.

Origine du nom

Les Géorgiens s'appellent eux-mêmes Kartvelebi (ქართველები), leur pays Sakartvelo (საქართველო) et leur langue Kartuli (ქართული). Ces noms sont dérivés du dieu païen appelé Kartlos, considéré comme le père mythique de tous les Géorgiens. Le nom utilisé à travers toute l'Europe de l'Ouest avec des variations minimes est dérivé du persan Gurji (گرجی), influencé par l'arabe Jurj. L'écriture européenne du nom fut vraisemblablement influencée par la racine grecque geōrg (γεωργ) qui signifie « agriculture » et son origine est souvent rattachée - à tort - à saint Georges (qui est d'ailleurs le saint-patron du pays), ou à geōrgía (γεωργία), l'agriculture.

Géographie

saint Georges saint Georges Article détaillé : Géographie de la Géorgie La Géorgie abrite les 3 et 4 plus hauts sommets du Caucase avec le Chkhara qui culmine à 5058 m et le Kazbek à 5047 m.

Économie

Article détaillé : Économie de la Géorgie

Démographie

Article détaillé : Démographie de la Géorgie Démographie de la Géorgie

Culture

Article détaillé : Culture de la Géorgie |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! !! !! Remarques |- | || || || |- | || || || |{{{{{{{

Sahara occidental



République de Chine

La République de Chine (caractères traditionnels : 中華民國; caractères simplifiés : 中华民国; EFEO : Tchong-houa Min-kouo, Wade-Giles : Chung-hua Min-kuo, Tongyong Pinyin : JhongHuá MínGuó, Hanyu Pinyin : Zhōnghuá Mínguó, Taïwanais : Tiong-hoâ Bîn-ko), qu'il ne faut ne pas confondre avec la République Populaire de Chine (communiste et sur le continent), est le nom donné à la partie de la Chine restée nationaliste après la première révolution chinoise, passant du gouvernement impérial de la dynastie Qing à une république nationaliste. Historiquement, cette entité se divise généralement en 2 période. La période de la République de Chine chinoise, créée en 1911 à Nankin, sur le continent, et qui tente d'unifier la Chine continentale sous sa protection, et qui sera expulsé du continent par les armée communiste de Mao Zedong vers 1945-1949. La période de la République de Chine taïwanaise la suit, le régime précédant étant exilé sur l'île de Taïwan, en prends le controle avec une certaine violence, puis développant la prospérité de l'ile et le développement matérielle et technique. Cette dernière République de Chine (taiwanaise) perdure depuis sur l'île de Taïwan, et c'est désormais sous le nom de Taïwan qu'on peut également désigner cette entité.

Origine

Alors que des siècles avant 1800 voyaient la Chine comme une puissance clef, de tête du monde, le XIXe siècle en est tout autrement. Les européens prennent une avance technique considérable par la mécanisation, par son artillerie, par l'organisation de ses banques et sa philosophie capitaliste d'initiative commerciale. L'Europe s'est créée par la force de vastes empires, et les britaniques entendent exporter vers la Chine leur production indienne d'Opium tandis que la Chine stagne dans sa situation féodale et non-industrielle. Les guerres de l'Opium sont des victoires complètes des Occidentaux, même si les nobles mandchous se voilent la face en prétandant avoir "gérer" la menace barbare. L'Occident, bientôt rejoint du Japon modernisé par l'Ère Meiji(cf Guerre sino-japonaise), impose ses choix à la Chine qui doit davantage s'ouvrir à l'extérieure, et davantage payer des indemnités de guerre. L'opposition modernisatrice chinoise espère, la réforme des 100 jours de 1898 et le brillant mais utopiste Kang Youwei leur laisse un espoir mais la réforme est finalement abattue dans le sang par les conservateurs. L'opposition se radicalise donc: elle devient anti-monarchique, pronant pour une "République de Chine" selon le modèle Occidental. Les réformes qu'entreprend tardivement et trop lentement Cixi vers 1905 ne sont pas suffisante. En 1911, la révolte du Double 10 sonne le départ de l'insurrection républicaine. La République de Chine est rapidement proclamée à Nankin, y controlant tout le sud de la Chine.

Révolution chinoise et période combatante

:Article principal : République de Chine chinoise La révolution a commencé par le soulèvement de Wuchang (武昌起義 wǔchāng qǐyì) le 10 octobre 1911 à Wuhan dans la province de Hubei. Elle a été menée par Sun Yat-Sen, chef du parti du Kuomintang, qui a présidé la République de Chine lorsque son gouvernement provisoire a été formé à Nankin (Nanjing) le 12 mars 1912. En 1949, lorsque les communistes prennent le pouvoir en Chine et fondent la République populaire, les dirigeants du Kuomintang s'exilent dans l'île chinoise de Formose. La République de Chine (ou Taïwan pour éviter la confusion avec la République populaire) est restée contrôlée jusqu'en 2000 par des politiciens du parti du Kuomintang.

Période Taiwanaise : du militantisme pour la reconquête au réalisme démocratique

:Article principal : République de Chine taïwanaise La Chine est membre originaire des Nations unies, la Charte ayant été signée et ratifiée en son nom, les 26 juin et 28 septembre 1945, par le Gouvernement de la République de Chine, qui a continûment représenté la Chine aux Nations unies jusqu'au 25 octobre 1971. Le 25 octobre 1971, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté la résolution 2758 (XXVI), ainsi conçue : :“ L'Assemblée générale, :Rappelant les principes de la Charte des Nations Unies, : “ Considérant que le rétablissement des droits légitimes de la République populaire de Chine est indispensable à la sauvegarde de la Charte des Nations Unies et à la cause que l'Organisation doit servir conformément à la Charte, : “ Reconnaissant que les représentants du Gouvernement de la République populaire de Chine sont les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation des Nations Unies et que la République populaire de Chine est un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. : “ Décide le rétablissement de la République populaire de Chine dans tous ses droits et la reconnaissance des représentants de son gouvernement comme les seuls représentants légitimes de la Chine à l'Organisation des Nations unies, ainsi que l'expulsion immédiate des représentants de Tchang Kaï-chek du siège qu'ils occupent illégalement à l'Organisation des Nations Unies et dans tous les organismes qui s'y rattachent. ” La constitution du Gouvernement populaire central de la République populaire de Chine, intervenue le 1949, a été notifiée aux Nations Unies le 18 novembre 1949. Diverses propositions ont été formulées entre cette date et celle de l'adoption de la résolution précitée en vue de modifier la représentation de la Chine aux Nations Unies, mais ces propositions n'avaient pas été approuvées. En date du 29 septembre 1972 le Secrétaire général a reçu la communication suivante du Ministre des affaires étrangères de la République populaire de Chine : : “ 1. En ce qui concerne les traités multilatéraux que le défunt Gouvernement chinois a signés ou ratifiés ou auxquels il a adhéré avant l'établissement du Gouvernement de la République populaire de Chine, mon gouvernement en examinera la teneur avant de décider, à la lumière des circonstances, s'ils devraient ou non être reconnus. : “ 2. À compter du 1er octobre 1949, jour de la fondation de la République populaire de Chine, la clique de Tchang Kaï-chek n'a aucun droit de représenter la Chine. Ses signature et ratification de tout traité multilatéral, ou son adhésion à tout traité multilatéral, en usurpant le nom de la « Chine », sont toutes illégales et dénuées de tout effet. Mon gouvernement étudiera ces traités multilatéraux avant de décider, à la lumière des circonstances, s'il conviendrait ou non d'y adhérer. : “ Les entrées consignées dans la présente publication à l'égard de la Chine se rapportent toutes à des actes effectués par les autorités qui représentaient la Chine aux Nations unies à la date de ces actes. ”

Actuellement

:Voir aussi : Taïwan (article général sur le térritoire de Taiwan) La République de Chine est parfois, mais pas toujours, considérée comme un État. Ce point de vue varie en fonction des pays et de l'époque.
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als:Republik China (Taiwan) ja:中華民国 simple:Republic of China

Chine

:Cet article concerne la civilisation chinoise. Voir les articles République Populaire de Chine et Taiwan (République de Chine) pour les États modernes correspondant au terme « Chine »Taiwan (République de Chine)
La Chine (中国/中國 Zhōngguó, Wade-Giles: Chung-kuo, EFEO : Tchong-kouo ; litt. « Pays du Milieu ») recouvre un ensemble de pays et de cultures s'étant succédés en Asie orientale depuis 4000 ans. Aujourd'hui, la Chine peut être considérée, selon les points de vue, comme une seule civilisation ou un ensemble de civilisations diverses. De même, il peut s'agir d'une nation ou de plusieurs nations distinctes. La Chine est la plus vieille civilisation existant encore actuellement ; son histoire s'est caractérisée par une suite de divisions et de réunifications, de guerres et de paix, sur un territoire changeant. Pendant des siècles, la Chine a également été une des civilisations les plus scientifiquement avancées, et son influence est présente encore aujourd'hui dans de nombreux pays d'Asie. C'est aujourd'hui le troisième pays du monde en superficie, et le premier pays par sa population : un humain sur cinq est chinois.(population résidente seulement) La dernière dynastie impériale chinoise Qing a connu sa période de déclin durant la phase d'expansion coloniale des pays occidentaux, menant le pays a la ruine après les guerres de l'Opium. Ce n'est qu'après la victoire contre l'armée japonaise en 1945 que la Chine a pu se constituer comme nation. Politiquement, deux États distincts prétendent détenir la souveraineté sur la Chine. Ce qu'il est d'usage d'appeler la « Chine continentale » est dans la pratique administrée par la République Populaire de Chine, fondée par le leader communiste Mao Zedong en 1949 à Pékin, après une victoire militaire rejetant sur l'île de Taiwan le leader nationaliste Tchang Kaï-chek et le gouvernement de la République de Chine, fondée en 1912 par Sun Yat-sen sur les décombres de l'Empire Chinois de la dynastie des Qing. Aujourd'hui, la Chine, au sens restrictif ou large du terme, est l'objet d'une fascination pour le reste du monde ; son développement économique, engagé en 1978 par les réformes de Deng Xiaoping et ses successeurs, en font aujourd'hui un des principaux acteurs économiques et géopolitiques mondiaux.

Présentation

La Chine n'est pas « un pays » au sens nationaliste étroit du terme, la Chine est un concept d'universalité, une façon d'accomplir l'humanité, un intermédiaire entre l'homme et l'harmonie cosmique. (Simon Leys, Essais sur la Chine, p. 532) La Chine est avant tout la très longue histoire d'un peuple, de sa très riche culture, de sa langue et de son écriture si particulière, de sa pensée qui continue aujourd'hui d'intriguer les occidentaux. Si ceux qui s'intéressent à tel ou tel aspect de la Chine, comme les arts martiaux, la calligraphie ou même la cuisine, sont de plus en plus nombreux, cet « Empire Céleste » si lointain et différent reste souvent difficile à comprendre. La « réalité chinoise » échappe à de nombreux observateurs occidentaux, aujourd'hui comme à l'époque de sa découverte par les premiers missionnaires. Dans la seconde moitié du XX siècle, les nombreuses querelles idéologiques autour du maoïsme et de la Révolution culturelle n'ont pas contribué à éclaircir les débats. Aujourd'hui la Chine est dans une période d'ouverture et de développement économique accéléré. Même si de nombreux problèmes restent à résoudre, il semble que les réformes en cours aient permis au peuple chinois de déployer son industrie et que sa puissance soit désormais comparable à celle des grands pays occidentaux. Elle est aujourd'hui souvent qualifiée d'« usine du monde » et des études ont montré que le panier de la ménagère française, dans sa partie non alimentaire, contenait pour moitié des produits fabriqués en Chine. Géographiquement, la Chine a progressivement atteint depuis la dynastie fondatrice des Qin en 221 av. J.-C. les proportions d'un continent. Son histoire est rythmée par des mouvements d'unifications suivis de désintégration, les longues périodes de stabilité correspondant aux grandes dynasties étant entrecoupées et reliées par des périodes de division et de chaos. C'est cependant la continuité de sa culture et sa relative unité politique qui font dire aujourd'hui que ce serait la plus vieille civilisation vivante du monde. Une de ses caractéristiques fondatrices est probablement le culte de la chose écrite, qu'on peut faire remonter aux pratiques oraculaires de la scapulomancie et au Livre des Mutations, et qui irrigue toute l'activité intellectuelle. Sur la pensée de Confucius, Maître éducateur, et sur celle de ses disciples Mencius et Xunzi, le confucianisme a été fondé, puis utilisé comme doctrine d'État par la plupart des empereurs qui se sont succédé sur le trône. D'autres courants de pensée et d'autres personnages ont contribué à informer la culture chinoise, ainsi Lao-tseu et le taoïsme, le bouddhisme, le néo-confucianisme et jusqu'au marxisme plus récemment. Les importants apports extérieurs du bouddhisme ou du marxisme montrent que, contrairement à une idée reçue, la Chine ne s'est isolée du reste du monde que pendant une courte partie de son histoire. La culture chinoise est toutefois marquée par une profonde originalité qui la rend à la fois attirante et difficile d'accès. Souvent obscure et incomprise, difficile à interpréter et à analyser, elle fait encore trop souvent office de miroir des craintes ou des espoirs fantasmatique des occidentaux. Pourtant, l'« expérience humaine » chinoise, qui s'est confrontée aux mêmes problèmes que les autres, est d'une ampleur et d'une richesse telles qu'on ne peut pas la tenir pour quantité négligeable. Pour paraphraser Simon Leys, cité en exergue, la Chine est une autre façon d'accomplir la même chose : l'humanité.

Noms

Les chinois ont utilisé plusieurs noms pour désigner leur pays. Le plus courant aujourd'hui est 中国 (Zhōngguó, prononcé /tʂuŋkwo/). 中 (Zhōng) désigne le centre, l'axe, le milieu, intermédiaire, et représente une ligne traversant un carré en son milieu. 国 (Guó) désigne le pays, la nation, et représente le jade (c'est-à-dire la richesse) entouré de frontières. Le caractère Guó en graphie traditionnelle 國 représente un territoire 口 défendu par un mur 一 et des armes 戈. Ce terme a eu à l'origine un nombre de sens plus restreints, et s'est élargi ultérieurement pour désigner l'ensemble du territoire chinois. Wang Er-min (王爾敏), historien de l'Academia sinica, a recensé les sens de l'expression dans les textes pré-impériaux ; il en a identifié cinq, les trois plus fréquents étant, par ordre décroissant : région occupée par les Hua ou les Xia (ou Huaxia), premier peuple chinois selon la tradition ; territoire délimité ; ville principale, cité. Les deux autres sont : pays situés au centre et pays égaux entre eux, désignant essentiellement les principaux pays de l'époque des Royaumes combattants. Néanmoins, Zhongguo n'entra jamais dans l'appellation officielle de l'entité politique gouvernant le territoire chinois. On employait autrefois le nom de la dynastie, celui des Qin (秦) ayant donné le mot Chine et le préfixe Sino- après être passé à travers de nombreuses langues le long de la route de la soie pour atteindre finalement l'Europe. Les fondateurs du royaume chinois de Liao, ainsi que Diego Barbosa (1516) et Garcia da Orta (1563) mentionnent le mot Chine. Lorsqu'ils envisagèrent l'établissement d'une république, Sun Yat-sen et ses compagnons ne voulurent pas reprendre le terme Zhongguo, pourtant courant, car il était employé par les puissances impérialistes occidentales ; il voulaient encore moins de Shina (支那), terme réducteur utilisé par les Japonais durant les guerres sino-japonaises, imprégné de colonialisme, qu'on retrouve dans la transcription chinoise de Indochine (印度支那). Ils choisirent de combiner zhong avec hua (華chin.trad. 华 chin.simpl.). Le sinogramme hua, qui peut aussi se lire comme "magnifique", est un des éléments de Huaxia (華夏), terme qui désigne dans les écrits des Royaumes combattants les premiers Chinois, "les tribus de Huang di et de Yan Di". Qian Mu (錢穆), historien, considère qu'il s'agit du nom de leur territoire, Hua étant une montagne du Henan, Xia l'ancien nom de la rivière Han (漢水). D'autres historiens pensent que l'ethnie Xia, qui aurait donné son nom à la première dynastie de l'histoire chinoise, était qualifiée de hua, dont un des sens est "peint", du fait que ses membres se tatouaient. Le terme Zhonghua fut mentionné pour la première fois en 1894 par Sun Yat-sen à Hawaï dans un discours. Il est inclus dans les appellations de la République de Chine et de la République populaire de Chine. Dans les œuvres anciennes de la philosophie et de la littérature chinoise, on trouve souvent la métaphore 天下, tiānxià, qui veut dire sous le ciel et désigne aussi la Chine. Selon Marcel Granet, ce mot est chargé de la connotation suivante : le ciel étant rond et la terre carrée dans la cosmogonie chinoise, les quatre coins de la terre qui ne sont pas couverts par le ciel (ni donc circonscrits par les cycles du soleil et les pérégrinations de l'empereur) sont conçus comme des territoires incultes peuplés d'êtres non civilisés. 天下 désigne donc la partie civilisée de la terre. Zhongguo et Tianxia sont parfois traduits en Empire du Milieu et Céleste Empire dans les ouvrages littéraires occidentaux anciens. Marco Polo avait donné deux noms à la Chine : la Chine du Nord est appelée Cathay (nom qui vient de Kithan) alors que la Chine du Sud est désignée sous le nom de Manzi ou Manji. "Kithan" est à l'origine du nom en russe de la Chine : Китай. La Chine a également été identifiée à la "Sérica", lieu d'origine de la soie selon les Romains. Aujourd'hui, le mot "Chine" fait généralement référence a Chine continentale (中國大陸,zhōngguó dàlù en mandarin), ou parfois à la République Populaire de Chine, Hong-Kong et Macao inclus, plus rarement encore a la RPC et Taiwan, qui correspond alors à la zone économique de la "Grande Chine" (大中華地區). La traduction la plus courante de "Chinois" est Zhongguoren (中國人), "personne de Chine". Néanmoins, on lui préfère souvent Huaren (華人) pour les Chinois d'Outre-mer, terme qui a remplacé Tangren (唐人), "personne de la dynastie Tang", que s'étaient donné les immigrants chinois d'Asie et d'Amérique (pourtant arrivés sous les Ming), du fait du prestige de cette dynastie. Hanren (漢人), "personne de la dynastie Han" distingue les Chinois proprement dit des autres nationalités de Chine.

Histoire

Voir les articles détaillés : Histoire de la Chine, Histoire de la République populaire de Chine et Chronologie de la Chine "合久必分,分久必合" : "[La Chine] unie se désagrégera ; dispersée, se recomposera" (Histoire des Trois Royaumes) La Chine est un foyer majeur de civilisation. Elle est devenue dès la fondation de l'empire par la dynastie des Qin une vaste zone relativement unifiée politiquement et linguistiquement, avec une culture avancée, devançant le reste du monde dans de nombreux domaines tels que les arts, la médecine et les techniques. Durant deux millénaires, la Chine a subi l'influence alternée de forces centrifuges et centripètes. Lorsque le pouvoir central de l'empereur se délitait et que la cour était la proie des factions rivales et des intrigues, que l'administration ne pouvait plus remédier aux famines et aux catastrophes naturelles et qu'elle ne parvenait plus à contenir la pression des « barbares » qui opéraient de vastes razzias dans les régions frontalières, des mouvements de révolte de paysans affamés déchiraient le pays, des sectes millénaristes voyaient le jour, et les provinces lointaines se retrouvaient sous la coupe de chefs de guerre ne reconnaissant plus l'autorité de l'empereur. Enfin, ceux-ci se proclamaient eux-mêmes Fils du Ciel, divisant l'empire en royaumes rivaux se livrant à des guerres incessantes et montrant ainsi que l'empereur avait perdu le Mandat du Ciel. Quand un chef de guerre, parfois issu de la paysannerie comme Zhu Yuanzhang, le fondateur des Ming, se révélait plus habile que les autres et parvenait à reprendre le contrôle de l'intégralité du pays, on considérait qu'il avait reçu un nouveau Mandat du Ciel et qu'il pouvait fonder une nouvelle dynastie. En près de deux millénaires, plusieurs royaumes furent fondés sur le territoire chinois par des ethnies non-Han ou mixtes, et deux grandes dynasties sont d'origine étrangère : celle des Yuan, mongole, et celle des Qing, mandchoue. Sous les Han, les Tang, les Song, les Ming et les Qing (dynastie mandchoue) le pays connut de longues périodes de paix. A l'exception des Qing, ces dynasties correspondent à des périodes de prospérité pendant lesquelles on peut considérer que la Chine était le plus grand, le plus stable et le plus riche État du monde. Même pendant les périodes d'unité, la culture chinoise a toujours consisté en un tissu très composite, et la variété des cuisines, des dialectes, des habitudes et des modes de vie ne doit pas être éclipsée par l'étonnante unité culturelle, administrative et politique de ce pays à l'échelle d'un continent. Cette unité et continuité ne sont pas sans rapport avec l'emploi d'une écriture relativement détachée de la phonétique, qui permet de noter de la même façon des langues et des dialectes très différents.

L'essor de la Chine moderne

écriture Lors de la Révolution Industrielle initiée en Angleterre, la Chine des Qing se ferma aux influences étrangères : cela a sans doute contribué, dans un contexte d'internationalisation des échanges et de colonialisme, à son déclin économique et technologique. Suite aux guerres de l'opium (1839-1842), les Traités inégaux forcèrent l'empire Qing à diviser son territoire en zones d'influence attribuées aux Huit armées étrangères alliées, ouvertes sans conditions au commerce étranger : l'Allemagne, par exemple, occupait le Shandong, la France le Yunnan. L'économie du pays, axée sur le commerce de l'opium, fut ruinée, son autonomie politique abolie de facto. En 1851 commença la rébellion des Taiping, alimentée par les croyances des sociétés secrètes de Chine méridionale, et prônant un mouvement de réformes radicales. Mal organisée, l'armée des Taiping fut défaite en 1864, avec l'appui des troupes franco-britanniques. Lors de la première guerre sino-japonaise (1894 -1895), le Japon vainquit les troupes impériales, et obtint l'île de Taiwan et les îles Penghu a travers le traité de Shimonoseki. En 1898, la Grande-Bretagne obtint une concession de 99 ans sur les Nouveaux Territoires (y compris New Kowloon et Lantau). La Grande-Bretagne, la Russie, le Japon, la France, l'Allemagne et la Belgique tirèrent parti de l'état de déréliction croissante du pays pour élargir chacun sa sphère d'influence. Sous la pression d’intellectuels et hommes politiques progressistes, la république est décidée en 1911 et proclamée en 1912 par Sun Yat-sen ; le dernier empereur, Pu Yi, abdique. Yuan Shi-kai, devenu président, proclame le rétablissement de la monarchie en 1915. Sa mort, en 1916, contribue au chaos économique et politique du pays : la conférence de Paris, en 1919, attribue le Shandong, revendiqué par l’Allemagne récemment défaite, au Japon. Le mouvement du 4 mai 1919 éclate en signe de protestation. En 1921, le Parti communiste chinois est créé à Shanghai. Entre-temps, Sun Yat-sen a multiplié les contacts et demandes d’assistance auprès de la jeune Union soviétique. En 1923, il fonde à Canton l’académie de Huangpu, et forme son successeur, Chang Kai-chek. A la mort de Sun Yat-sen en 1925, celui-ci mène avec succès l’Expédition du Nord, reprenant aux seigneurs de guerre la moitié Nord du pays. En avril 1927, il proclame l’établissement de la capitale à Nankin, instaurant la période dite de la République de Nankin. La capitale communiste, Wuhan, est reprise en 1928 par l'armée du Guomindang : le parti a le contrôle nominal de l’ensemble du pays, et obtient une reconnaissance internationale. Fin 1931, Mao Zedong proclame la République soviétique chinoise du Jiangxi. Fin 1934, il entame la Longue Marche (12 500 kilomètres), parvenant à rallier au fur et à mesure environ 100 000 hommes. Fin 1935, il se fixe avec eux à Yan'an. En 1932, le royaume fantoche de Manchukuo dont Pu Yi était le souverain nominal avait été établi par les Japonais en Mandchourie, réduisant considérablement le support industriel du Guomindang. La deuxième guerre sino-japonaise se préparait. Menacé par l’occupation japonaise et les mutineries de ses troupes, le parti nationaliste s’allia aux communistes contre l'envahisseur. Exacerbée par le massacre de Nankin en 1937, la lutte anti-japonaise fortifia cette alliance jusqu’en 1940, où des conflits entre communistes et nationalistes reprirent épisodiquement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis accordèrent une aide financière massive au Guomindang dans le cadre de l’effort de guerre anti-japonais ; les traités inégaux furent abolis par les Américains et les Britanniques en 1943. En février 1945, la conférence de Yalta autorisa l’Union soviétique, avec l’accord tacite du Parti communiste chinois, à chasser l’armée japonaise de Mandchourie. En 1947, l’aide américaine, s’avérant inefficace, pris fin. En 1948, les troupes du Guomindang étaient démoralisées, épuisées par la guerre anti-japonaise et la corruption du parti nationaliste. Après son installation à Yan’an, Mao Zedong avait entrepris d'appliquer les principes marxistes-leninistes à la gestion des territoires qu'il occupait, menant une guerilla paysanne et ralliant les masses rurales. En janvier 1949, son mouvement avait rallié la majorité du pays et Pékin fut prise sans combat par l’Armée populaire de libération ; elle redevint capitale de la Chine sous l'appellation internationale de Beijing. Entre avril et novembre, la plupart des autres villes tombèrent sans grande résistance aux mains des communistes. Le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclamait la République Populaire de Chine à Pékin. En décembre, Chang Kai-chek proclamait Taipei capitale provisoire de la République de Chine.

Territoire

Pour les régions administratives de la République Populaire de Chine, voir l'article Provinces de Chine

Aperçu historique

Les dynasties Shang et particulièrement Zhou, premières entités géopolitiques à l'origine du futur empire chinois fondé par Qin Shi Huangdi, étaient situées dans la région du Fleuve Jaune. Depuis, le territoire s'est étendu dans toutes les directions, avec des périodes de rétrécissement ou de divisions, atteignant son apogée durant les dynasties Tang, Yuan et Qing. La Chine des Qing incluait des territoires situés actuellement en Extrême-Orient russe, en Asie Centrale et en Mongolie. L'empereur de Chine se considérait en général comme le suzerain des régions environnantes. Beaucoup d'ethnies dites "barbares" étaient soumises au tribut. Les ambassades et cadeaux envoyés par les souverains étrangers étaient parfois également interprétés comme des signes d'allégeance. L'importance territoriale de la Grande Muraille de Chine a été réduite avec l'accession au pouvoir de la dynastie Qing, qui inclut la Mandchourie, située au nord de la muraille, dans son territoire. En 1683, avec la reddition du bref Royaume de Tungning établi par Koxinga à Taïwan où l'implantation Han venait de débuter, l'île devint une partie de l'empire Qing, l'archipel des Pescadores inclu. Siège de une, puis deux préfectures provinciales, Taïwan fut cédé au Japon après la première guerre sino-japonaise en 1895. En 1945, à la fin de la seconde guerre sino-japonaise, le Japon abandonna ses prétentions sur l'île par le Traité de Paix de San Francisco, et la République de Chine en prit le contrôle, avant de s'y installer en 1949 après la prise du pouvoir par le PCC. Depuis, la souveraineté du territoire est l'objet d'un conflit non résolu entre la RPC et la RC. La montée du mouvement indépendantiste taïwanais, qui ne conteste pas seulement l'autorité de la RPC, mais le principe même du rattachement de Taïwan à la Chine, rend le problème encore plus complexe. Voir aussi : Taiwan, Tibet

Divisions politiques historiques

Le découpage administratif de la Chine a varié au gré des changements d'administrations. Le premier niveau de division était les provinces, puis les préfectures, sous-préfectures, départements, commanderies, districts et enfin cantons. Les divisions les plus récentes ont ajouté le statut de ville-préfecture, ville-canton, villes et zones urbaines. Historiquement, la plupart des dynasties chinoises ont pris leur essor dans le coeur de la Chine, a partir d'un des deux fleuves principaux, le Fleuve Jaune et le Yang-Tsé. Plusieurs dynasties ont eu des volontés expansionistes, s'engageant dans des régions telles que la Mongolie Intérieure, la Mandchourie, le Xinjiang, et le Tibet. La dynastie mandchoue des Qing et ses successeurs, la République de Chine et la République Populaire de Chine, ont cimenté les incorporations de ces territoires. Ces territoires étaient délimitées par des "limbes" plutot que des frontieres rigides, bien connues alors dans les pays industrialisés. Ce probleme de délimitation a donné lieu a une série de critiques sur l'intégration de certains territoires en RPC, notamment celle du Tibet et du Xinjiang (qui signifie "nouvelles frontieres en chinois").

Géographie et climat

Tibet Voir les articles détaillés : Géographie de la Chine et Villes de Chine La Chine comprend une immense variété de paysages, avec des plateaux et des montagnes a l'ouest, et des plaines a l'est. Ainsi, les fleuves principaux coulent d'ouest en est, dont le Yang-Tsé (Chang Jiang, ou "long fleuve"), le Fleuve Jaune (centre-est), l'Amour (nord-est) ; certains coulent vers le sud (Riviere des Perles, Mékong, Brahmapoutre...). La plupart de ces fleuves se jettent dans la Mer de Chine. La plupart des terres arables chinoises se situent autour des deux fleuves principaux, le Yang-Tsé et le Fleuve Jaune, qui sont aussi les foyers principaux des anciennes civilisations chinoises. A l'est, sur le littoral de la Mer Jaune et de la partie orientale de la Mer de Chine, se trouvent de vastes plaines alluviales toujours densément peuplées ; le littoral de la partie méridionale de la Mer de Chine est plus montagneuse. A l'ouest se trouvent de grandes plaines alluviales, avec de grands plateaux calcaires dans la région tibétaine, ou se dresse le Mont Everest. Au nord-ouest s'étendent les déserts du Takla-Makan et du Gobi, qui ont gagné en superficie, sans doute en raison de la sécheresse et de l'influence de l'agriculture. Pendant de nombreuses dynasties, la frontiere sud-ouest de la Chine a été délimitée par les hautes montagnes et les profondes vallées du Yunnan, qui séparent la Chine moderne du Myanmar, du Laos et du Vietnam. La Chine comporte de nombreux climats : au nord, un climat sec avec de séveres hivers ; au centre, un climat plus tempéré ; au sud, un climat sub-tropical. Les formations paléozoïques de Chine sont pour la plupart marines ; les dépots du mésosoïque et du tertiaire proviennent d'estuaires et d'eaux douces, ou de terres. Des groupent volcaniques composent certaines parties des grandes plaines du nord. Dans les péninsules du Liaodong et du Shandong se trouvent des plateaux basaltiques. Les conséquences de l'industrialisation et de la déforestation sont considérées être a l'origine des tempetes de sable en provenance du désert de Gobi qui frappent la capitale, et de l'augmentations des violents typhons qui frappent le sud du pays.

Économie

La Chine est actuellement (octobre 2005) l'une, sinon la plus, dynamique économie du monde, avec une croissance de 9% sur l'ensemble de l'année 2004 (cependant, ce chiffre est à prendre avec prudence, car de gros doutes subsistent sur la véracité des documents officiels, qui pourrait selon certains économistes, être minimisés). Toujours pour l'année 2004, le Produit intérieur brut (PIB) était d'environ 1 228 milliards d'euros.

L'atelier du monde

La Chine est surnomée l'atelier du monde, car de nombreuses entreprises sous-traitent la fabrication de produits manufacturés et ainsi réduisent énormément les coûts. Certains de ces sous-traitants exploitent littéralement leurs ouvriers. En août 2005, un film montrant les conditions de travail dans deux usines fabriquant des livres pour Walt Disney a été montré à la presse américaine. On peut y voir des ouvriers faisant des heures supplémentaires sans être payés et certains d'entre eux sont blessés aux mains car les presses d'imprimeries sont mal protégées. Bien que la population soit baillonée et la critique contre le pouvoir rapidement étouffée, de nombreuses grèves ont pourtant lieu. L'organisation non gouvernementale (ONG) China Labour Watch en a dénombrée 57 000 en 2004, impliquant 3 millions de personnes. Consciente du problème et du risque de déstabilisation du pouvoir, le gouvernement chinois tente de créer des syndicats, sous contrôle du Parti communiste chinois, pour établir un dialogue avec les entreprises et ainsi améliorer les conditions de travail et les salaires. Mais cela n'empêche pas le gouvernement d'emprisonner des grévistes, lorsque ceux-ci franchissent certaines limites...

Démographie

Parti communiste chinois Voir l'article détaillé : Démographie de la Chine :La Chine est un vaste pays, et qui est peuplé de chinois (Général de Gaulle) C'est souvent la proportion colossale de la démographie chinoise qui nourrit le plus les craintes et les fantasmes des occidentaux. Aujourd'hui les entreprises se battent pour obtenir un accès à son marché jugé potentiellement immense, alors qu'hier on craignait le déferlement du Péril jaune. Pays à l'agriculture traditionnellement prospère, la Chine a très tôt pu développer une population rurale dense et des agglomérations importantes. Sous les Song, des villes comme Guangzhou (Canton) connaissaient une densité de population ainsi qu'une organisation administrative sans égales à l'époque. Plus d'une centaine d'ethnies ont existé en Chine, l'ethnie Han restant toujours majoritaire quantitativement. Cette ethnie, composée d'une nébuleuse de peuples assimilés, ne résiste toutefois pas au concept d'une ethnie Han homogene, et pourrait etre elle-meme divisée en sous-catégories partageant les memes traits culturels. Beaucoup de Han ont maintenu leurs traditions ,et en particulier leur langue, en continuant de s'identifier a l'ethnie Han. Le terme "Zhonghua minzu" est utilisé comme un notion de sinité transcendant les divisions ethniques au sein de la Chine. Le gouvernement de la RPC reconnait actuellement 56 minorites ethniques officielles, plus l'ethnie Han. Sa population est la plus grande du monde, dépassant les 1,3 milliards d'individus, soit 20% environ des 6,4 milliards d'individus vivant actuellement d'apres les estimations de l'OMS. L'absence de contrôle des naissances sous Mao Zedong, encourageant au contraire les Chinois a procreer une armée de "petits soldats", a contribué à l'explosion démographique dont on observe les résultats aujourd'hui. A les fin des années 1970, la politique de l'enfant unique a été la réponse a cette explosion, freinant le développement démographique du pays.

Médecine

Voir l'article détaillé : Médecine chinoise La médecine traditionnelle chinoise, constitue un des aspects les plus fascinants de la civilisation chinoise. Les approches différentes sur le traitement des pathologies (diagnostic a partir du pouls, de la complexion du visage), comprennent notamment une participation active du patient, qui est appelé a changer son alimentation si besoin est. Les décoctions de médecine traditionnelle, prescrites a la fin d'une consultation, sont destinées a « rééquilibrer les principes vitaux », contre-balancer les mouvements de chaud et de froid, a l'instar des médecines pré-socratiques en Occident. Un autre mode d'intervention du médecin chinois est l'acupuncture : suivant les méridiens ou lignes de flux vital parcourant le corps, des aiguilles sont plantées a travers la peau pour rétablir une circulation optimale du souffle vital ou qi. En Chine, elle est souvent combinée avec l'utilisation des médicaments traditionnels. On peut considérer la médecine chinoise traditionnelle comme essentiellement indirecte dans ses moyens et préventive dans ses fins. Contrairement à l'habitude occidentale qui veut que l'on oublie son corps quand tout va bien et que l'on ne s'en préoccupe qu'en cas de trouble, les Chinois tendent à être constamment attentifs à leur état, à l'affut de signes de déséquilibre qu'ils chercheront à corriger par l'alimentation ou l'usage de remèdes traditionnels ou "alternatifs". Cela explique l'énorme demande en produits naturels ou diététiques, visible particulièrement dans le domaine des produits censés améliorer les performances sexuelles, qui ne constituent en fait que la partie visible de l'iceberg. Des lotions, onguents, potions et remèdes divers sont souvent ramenés comme souvenirs de voyage par les Chinois.

Religion

Voir l'article détaillé : Religions en Chine La Chine a été un centre unique de rayonnement religieux : la plupart des grandes religions du monde l'ont traversé ou y ont pris naissance : la notion même de religion y a été interrogée à plusieurs reprises, notamment à l'égard du confucianisme ; toutefois, il ne fait aujourd'hui nul doute que l'étymologie du mot (religion comme "lien") y soit plus que vérifiée à travers l'interprétation, la transfiguration ou l'acclimatation que la Chine lui a proposée au cours de plusieurs millénaires.

Le Yi Jing

De nombreux traits religieux spécifiquement chinois ont été canonisés à travers le Yi Jing, ou Classique des Mutations chinois. Issu de la scapulomancie ou interprétation de signes d'origine naturelle, cet ouvrage a engendré des générations de traditions interprétatives. Le règne des éléments complémentaires, yin et yang, y sont déclinés à travers ses chapitres, de nature hermétique. Intrinsèquement lié aux rituels divinatoires, c'est un manuel d'interprétation chamanique, où les vertus métaphysiques des caractères chinois trouvent leur naissance académique.

Le taoïsme

Religions en Chine Le taoïsme, ou plutôt les écoles et courants taoïstes, sont apparus à partir du IIe siècle, inspirés par les courants du Yin-Yang et des Cinq éléments, ainsi que par les écrits du philosophe Lǎo Zi (ou Lao-tseu) (老子), dont le fameux Livre de la Voie et de la Vertu, (en chinois 道德經 Dàodé Jīng), est, avec le Livre des Mutations (易經 Yì Jīng), aux sources de l'ésotérisme chinois. Ils se sont constamment enrichis de nouvelles influences et ont fourni à l'ensemble de la religion chinoise beaucoup de ses concepts et pratiques ainsi qu'un certain nombre de divinités. Les maîtres taoïstes prennent en charge beaucoup de rites spécialisés. Il y aurait aujourd'hui plus de 1 500 temples taoïstes en Chine. "Taoïsme" désigne souvent un ensemble syncrétique de pratiques religieuses et rituelles, plus répandu aujourd'hui en Chine méridionale, où la géomancie, les formules incantatoires écrites, le culte du terroir se croisent. Proche d'un type de compréhension magique du monde, cette religion est très active aujourd'hui à Hong-Kong et Canton, et parmi les communautés cantonaises d'outre-mer. Néanmoins, l'usage du terme "taoïste" par un Chinois n'a pas le même sens selon qu'il s'adresse à un étranger ou à un compatriote. Vis à vis des non-chinois, le terme désigne n'importe quel pratiquant d'une forme de la religion populaire très imprégnée de taoïsme, alors que seul un maître taoïste ou une personne recevant l'enseignement ésotérique d'un maître s'identifieront comme taoïstes face à un Chinois. La notion de simple fidèle taoïste n'existe donc pas selon la conception traditionnelle, mais en Chine populaire, où la religion chinoise se redéveloppe par décision d'État exclusivement dans le cadre d'écoles taoïstes, tous ses pratiquants sont appelés taoïstes.

Le confucianisme

Fondé sur l'enseignement de la vie de Confucius, notamment à travers ses Entretiens et les ouvrages de ses disciples tels que Mencius, le confucianisme a été érigé en doctrine d'État, trouvant son paroxysme sous la dynastie Song. Naturellement voué aux interprétations des dynasties régnantes, la doctrine originelle de Confucius n'est toutefois pas nécessairement synonyme de soumission aux institutions, comme certains contemporains l'observent. Historiquement, le confucianisme a toutefois contribué à imposer l'idéologie des "cinq relations" entre sujets, destinée à affermir l'ordre social et le lien cosmique entre position hiérarchique et vertu céleste.

Le bouddhisme

Apparu dès le premier siècle après Jésus-Christ, le bouddhisme a profondément marqué les croyances religieuses en Chine, engendrant parfois de violentes vagues de répression anti-bouddhiques. La Chine a constitué un des centres majeurs de civilisation bouddhique au monde, par son œuvre de traduction et d'expansion de la religion à travers de nombreuses régions d'Asie. Le Japon et la Corée en particulier ont largement bénéficié de la richesse de transmission des traditions bouddhiques en Chine. Le bouddhisme chinois appartient en majorité au courant mahâyâna. L'une de ses formes, le bouddhisme tibétain (ou lamaïsme), répandu surtout au Tibet et en Mongolie intérieure, recrute de plus en plus d'adeptes parmi les Hans depuis quelques décennies. Le bouddhisme du Petit Véhicule est également présent, mais nettement minoritaire. On estime qu'il y a environ 13 000 temples bouddhistes en Chine.

L'Islam

À partir VIIe siècle, l'Islam a constitué un autre vecteur d'échanges culturel particulièrement riche en Chine, notamment au travers de la route de la soie, où des cultures pluri-culturelles ont émergé par exemple dans la région du Tarim, encore vivantes aujourd'hui. Le Yunnan a également été un de ces points d'échanges sino-islamiques : le célèbre navigateur Zheng He était un musulman originaire du Yunnan. Les membres de l'ethnie Hui, en tout point semblables culturellement aux Han actuels en-dehors de leur religion, sont issus de Hans convertis ayant absorbé des musulmans non-chinois. L'Islam a connu sa plus forte expansion sous la dynastie des Yuan (元) (1271-1368). On compte aujourd'hui près de 30 000 mosquées dans le pays.

Le christianisme

Les premières traces de la culture chrétienne en Chine remontent à des stèles nestoriennes du VIIème siècle. Puis vinrent au XIII siècle des Franciscains, dont l'activité missionaire fut interrompue un siècle plus tard sur ordre de l'empereur. C'est à partir des missionaires jésuites, tout d'abord portugais, que des contacts réguliers ont été entrenus entre les mondes chinois et occidental, la Chine restant relativement imperméable aux vélléités expansionsites chrétiennes. En 1601 Matteo Ricci et ses compagnons furent admis à Pékin, mais les missions furent closes en 1773 sur ordre papal. Le protestantisme a été introduit à partir des guerres de l'opium à travers des missionaires britanniques. Il y a à présent plus de 4 600 églises et sites de réunion catholiques et 12 000 temples et plus de 25 000 lieux de culte protestants. L'Église orthodoxe est présente pour répondre aux besoins des Chinois d'origine russe, installés dans les confins Nord et Ouest du pays, mais reste très marginale.

Autres religions

La religion traditionnelle chinoise, ensemble des croyances et pratiques religieuses de la majorité des Chinois avant 1949 ; les différentes écoles taoïstes, qui constituent son pôle spéculatif et spécialisé, en sont nées et l'ont enrichie de nombreux concepts, rites et divinités. Le taoïsme et le bouddhisme populaires sont des formes de cet ensemble syncrétiste qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance officielle car il n'est globalement représenté par aucun organisme ou association. Populaire et sans canon propre, le gouvernement de la RPC n'a pas jugé bon de la "ressuciter" comme il l'a fait pour les religions disposant d'un corpus de textes pouvant faire l'objet d'un enseignement universitaire, lors de la relative libéralisation religieuse des années 70. Quelques pratiques ont néanmoins revu le jour, avec la reprise par exemple des pélerinages au temple de Mazu dans la province du Fujian, qui attirent des pèlerins venus de Taïwan, où la religion traditionnelle est encore très vivante. Malgré la méfiance du PCC vis à vis des organisations ou mouvements civils de grande envergure, une nouvelle reli