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République

République

Républiques modernes

Une république est une forme de gouvernement dans lequel le chef de l'État n'est pas un monarque (ce terme désigne également un état ainsi gouverné). Ce mot provient du latin res publica, la « chose publique », et suggère le contrôle de l'État par l'ensemble de la population. Cependant, la république n'en est pas pour autant forcément démocratique. Un gouvernement de forme républicaine peut impliquer une démocratie limitée, où de tels droits ne sont réservés qu'à un groupe restreint. Dans de tels cas, une république peut être dictatoriale ou totalitaire. Le concept est également assez large pour inclure les démocraties représentatives. L'histoire de la république remonte aussi loin que l'ancienne Akkad. La république antique la mieux connue est la République romaine, qui dura de -509 à -44. Dans la république romaine, les principes d'annualité (exercice du pouvoir pour un mandat d'une seule année) et de collégialité (exercice du pouvoir par au moins deux hommes en même temps) étaient couramment observés. A notre époque, le pouvoir exécutif s'incarne généralement dans une seule personne, le président, mais quelques exceptions sont constatables comme en Suisse, qui possède un conseil de sept membres à sa tête (appelé le Bundesrat ou Conseil Fédéral) et Saint-Marin, où deux personnes se partagent le pouvoir. Rien ne permet de dire qu'entre monarchie et république l'un soit nécessairement plus démocratique que l'autre, car les pouvoirs du chef de l'État (qu'il soit monarque ou président) peuvent n'être que purement cérémoniaux - bien que l'élection d'un chef d'État au sein de systèmes démocratiques soit généralement considérée plus démocratique que le droit monarchique. Les monarques règnent généralement à vie et sont remplacés à leur mort par un parent, soit déterminé par eux soit par des règles préétablies. Beaucoup de monarchies constitutionnelles actuelles sont tout à fait démocratiques, comprenant un parlement élu par le peuple. Les présidents de républiques, au contraire, sont généralement élus pour un mandat limité - de même que leurs successeurs. De nos jours, de nombreuses républiques non-démocratiques se disent démocratiques, et nonobstant le contrôle des résultats électoraux maintiennent le rituel d'élire régulièrement leur chef d'État ; dans ces États, de nombreux chefs d'États abandonnent leurs fonctions (par démission ou retraite anticipée) ou y sont forcés (par des moyens constitutionnels) par d'autre membres de l'élite dominante. Il y a cependant des exceptions - chaque nouvel empereur du Saint Empire romain, par exemple, était élu par les principaux princes de l'Empire, bien qu'à travers les siècles la coutume évolua jusqu'à nommer à cette charge les membres successifs d'une même famille. Les républiques soviétiques étaient des états membres qui devaient réunir trois critères pour être ainsi nommées, 1) être à la périphérie de l'Union Soviétique pour pouvoir profiter de leur droit théorique à faire sécession, 2) être économiquement capable d'assurer l'autarcie après la sécession, et 3) être nommée d'après le groupe ethnique d'au moins un million de personnes qui constituera la majorité de ladite république. Ces républiques furent originellement crées par Staline - et certaines continuent d'être créées encore aujourd'hui. Les États des États-Unis se doivent d'être de forme républicaine (tout comme le gouvernement fédéral), le peuple étant le réel détenteur de l'autorité. Une condition requise pour des États qui sont censés créer et renforcer la plupart des lois domestiques, exception faite pour les zones déléguées au gouvernement fédéral. Les pères fondateurs du pays attendaient une gestion par les États de la majorité des lois domestiques, même si avec le temps l'influence du gouvernement fédéral sur celles-ci s'est peu à peu renforcée. L'obligation d'une forme républicaine était également une façon de protéger les droits des citoyens et d'éviter qu'un État ne sombre dans la dictature ou dans la monarchie. En France, la 1ère république fut proclamé en 1793. Aujourd'hui, C'est la Vème république qui régit les institutions françaises.

La république dans les textes classiques et de la Renaissance

(article principal: Définition classique de la République) Avant le 18è siècle (approximativement), toutes les républiques connues étaient également plus ou moins démocratiques. C'est ainsi que dans le textes anciens on verra le mot république utilisé en alternance avec le mot démocratie. Beaucoup de républiques récentes n'étaient pas tout à fait démocratiques (et souvent ne le sont toujours pas), d'où une conception actuelle de la république plus limitée.

Exemples

Actuellement, les républiques sont très nombreuses au niveau mondial. Une forme de gouvernement républicaine peut être combinée avec de très nombreux systèmes économiques et démocratiques différents. Quelques exemples pour illustrer différents modèles républicains :
- Les États-Unis, l'Allemagne sont des républiques fédérales gouvernées par une démocratie représentative
- La Suisse est une fédération d'états (cantons) gouvernée par une combinaison entre démocratie directe et représentativité.
- La Russie est une fédération de républiques semi-autonomes (États) et de provinces directement dirigées.
- L'Iran est une république théocratique.
- Quelques républiques historiques :
  - Sparte (fin du , -146)
  - Athènes (début du , milieu du )
  - La République romaine (-509, -44)
  - Carthage (-308, -146)
  - La République de Venise (, 1797)
  - La République française (1792, 1804)
  - La République du Texas (1836, 1845)
  - Le Commonwealth (1649, 1660)
  - Les Provinces-Unies (1581, 1795)
  - L'Union Soviétique (1917, 1991) qui était une république fédérale Notons que bien que l'on considéra Sparte comme une république, la monarchie jouait toutefois un rôle dans leur gouvernement ; et alors qu'on considérerait aujourd'hui Athènes comme étant une république, elle était décrite dans les temps Classiques comme une démocratie. En Grec, la distinction entre démocratie et république n'existe pas (le mot république étant, comme on l'a dit plus haut, d'origine romaine). Les anciens auteurs grecs décrivaient les régimes non-monarchiques comme oligarchies (s’ils étaient dirigées par un groupe réduit de citoyens), tyranies (dirigés par une personne qui s'était emparée du pouvoir par un coup d'État) ou démocraties (si le droit de vote et celui d'être élu était donné à un grand nombre de citoyens, les classes les plus basses inclues).

Bibliographie


- L'idée de République et la jurisprudence du Conseil constitutionnel / Frédéric Monera - Paris : L.G.D.J., 2004;

Voir aussi


- Mouvement Républicain britannique
- Mouvement Républicain australien
- Commonwealth
- Système présidentiel
- La République de Platon
- Républicanisme
- Rzeczpospolita
- La République des lettres Catégorie:Régime politique ko:공화제 ja:共和制 simple:Republic th:สาธารณรัฐ

Forme de gouvernement

On désigne par régime politique d'un État la manière dont celui-ci est géré et gouverné. Le régime politique d'un État peut être par exemple autoritaire, démocratique, ou peut exprimer des tendances plus fines comme un régime politique socialiste, communiste, libéraliste, monarchique, etc. Nombreux sont ceux qui catégorisent les gouvernements selon la question « qui gouverne ? »
- Absolutisme
- Aristocratie
- Autocratie
- Bureaucratie
- Démocratie
- Démocratie participative
- Démocratie populaire
- Dictature
- Énarchie
- Gérontocratie
- Gouvernement fantoche
- Gynécocratie
- Kleptocratie
- Monarchie
- Monarchie constitutionnelle
- Oligarchie
- Panarchie
- Ploutocratie
- République bananière
- Technocratie
- Timocratie
- Tétrarchie
- Théocratie D'autres se préoccupent de catégoriser les gouvernements selon la question « quelle est l'étendue du pouvoir du gouvernement ? »
- Marxisme
- Étatisme
- Libéralisme
- Minarchisme
- Socialisme
- Totalitarisme

Voir aussi

Liste de formes de gouvernements Catégorie:Droit constitutionnel Catégorie:Politique ja:政治体制 ko:정부 형태

Monarque

Un monarque est dirigeant, représentant ou chef d'État héréditaire bien que certains États élisent leur monarque (tel l'ancien royaume de Pologne qui utilisait un système d'élection ou l'actuelle Malaisie qui opère une alternance entre des branches héréditaires régionales). Une nation ou un État dirigé par un monarque est appelé une monarchie. Un système de gouvernement impliquant un monarque est une monarchie. Le terme « roi » désigne un monarque mâle, à moins qu'il ne soit désigné sous un autre titre tel qu'empereur dans le cas ou il dirige un empire. Le terme « reine » est appliqué à une femme monarque (une reine régnante), mais aussi à l'épouse d'un roi (une reine consorte). Une monarchie dirigée par un roi ou une reine s'appelle un royaume. De nos jours, peu de monarques exercent un pouvoir absolu. Bien que de nombreuses monarchies héréditaires perdurent, dans la plupart de ces pays, le monarque agit de façon définie par la constitution et ne possède qu'un pouvoir symbolique; le vrai pouvoir est détenu par un parlement ou une assemblée législative. Par exemple le Royaume-Uni, qui conserve une monarchie héréditaire. Actuellement c'est la reine Élisabeth II du Royaume-Uni qui est au pouvoir. Mais la famille royale sert davantage aux magazines à potins qu'à la politique... Catégorie:Chef d'État catégorie:Monarchisme catégorie:Titre zh-min-nan:Ông ko:군주 ja:君主

Latin

Introduction

Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties. Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux. Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs). Le latin est la langue-mère des langues romanes.

Histoire

Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.

Latin médiéval

On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron. De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.

Le latin, langue vivante

Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction. La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux. Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine. Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin. Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain. Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue. Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi: - Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ? - Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon. - Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt. On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.

Le latin et l'Union Européenne

Assimil Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).

Classification

Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.

Répartition géographique

Statut officiel

Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.

Langues dérivées

Les langues romanes sont dérivées du latin.

Ecriture

Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes : Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.

Prononciation

Prononciation ancienne restituée

On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec). Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.

Prononciations modernes

[En préparation]

Grammaire

Morphologie

La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines. On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires. La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines. Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).

Pronoms personnels

La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.

Lexique

Le latin et les autres langues indo-européennes


- Le vocabulaire commun Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs. AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS. à compléter...

Que devient le latin quand il se fait français ?

Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE. Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra. On en perd forcément son latin.

Exemples

Voir aussi

Liens internes


- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
  - Langues par famille
    - Langues indo-européennes
      - Langues italiques
      -
- langues romanes
- Méthode latine ;

Liens externes


- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
Catégorie:Langue morte Catégorie:Langue liturgique Catégorie:Langue véhiculaire als:Latein ja:ラテン語 ko:라틴어 simple:Latin language th:ภาษาละติน zh-min-nan:Latin-gí

Démocratique

Dans son sens originel (dans la cité-état d'Athènes du ), la démocratie (du grec ancien dèmokratia, « souveraineté du peuple », de dèmos, « peuple » et kratos, « puissance », « souveraineté ») est un régime politique ou une organisation sociale où le peuple détient le pouvoir. Il s'agit donc du pouvoir direct pour et par le peuple. Mais cependant, seulement six mille citoyens sur trente à quarante mille Athéniens se réunissaient pour décider.

Généralités

:« La démocratie c'est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. » (Abraham Lincoln) Il en découle que les règles ou les principes qui régissent les modes de consultation des populations sont les éléments clé qui caractérisent toute démocratie.
- La démocratie l'ensemble des citoyens (sans distinction de naissance, de fortune ou de capacité) détient le pouvoir souverain et exprime sa volonté par le vote, selon le principe «un homme ou une femme (humain majeur) une voix»
- Il n'existe cependant pas de critère officiel internationalement reconnu pour indiquer ce qui est une démocratie ou pas. Les pays du bloc de l'Est se disaient avant 1989, par exemple démocraties populaires. La Chine se dit démocratique. Les régimes européens, qui pratiquaient la colonisation, se considéraient comme des démocraties. Les services secrets de nombreuses démocraties échappent à tout contrôle parlementaire. Faute d'une homologation officielle établie par un organisme indépendant (l'ONU pourrait être indiquée pour ce travail), on peut discuter sans fin sur le fait de savoir si un pays « est » une démocratie ou non. Il est néanmoins d'usage de considérer qu'une véritable démocratie doit respecter ces quatre critères (souvent appelé droits politiques) :
  - Choix des dirigeants exerçant le pouvoir par le biais d'élections libres ;
  - Existence d'une opposition politique organisée, libre qui peut s'exprimer;
  - Existence d'un système judiciaire jugeant sur la loi;
  - Avoir connu au moins deux alternances (ce qui prouve « après coup » qu'il s'agissait d'une démocratie).
- Par extension cette forme de gouvernement d'un pays qualifie aussi certaines façons de gouverner toute société humaine, organisme public ou privé, associations, entreprises, familles, etc.
- Outre le principe de base «un homme une voix», des principes analogues sont associés à la notion de démocratie : liberté de parole et par extension liberté de la presse, multipartisme, respect d'une liberté de base du citoyen, égalité devant la loi, droit de propriété, liberté de culte, refus de la corruption des fonctionnaires et des élus, atténuation des écarts de richesse par l'impôt (souvent nommé droits civils). Généralement tous ces principes sont des exigences reconnues dans la culture occidentale et considérées comme universelles. Mais des exigences venant d'autres cultures pourraient modifier ces perceptions à l'avenir avec la généralisation des régimes démocratiques dans d'autres cultures.
- La démocratie est une ligne d'horizon politique, un idéal, vers lequel tendent des méthodes de gouvernement. Dans les faits, aucune démocratie n'est complètement démocratique car ce type de gouvernement suppose une honnêteté sans faille des forts vis-à-vis des faibles, la condamnation de tout abus de pouvoir.
- On constate cependant que toute démocratie se forme autour de 3 principes :
  - Débat : échange libre entre personnes afin de prendre des décisions,
  - Institution : pour permettre le débat et mettre en œuvre les décisions,
  - Justice : afin que l'application des décisions ce fasse avec le plus de Justice possible. Ainsi un état qui possède parlement effectif et un gouvernement qui appllique les décision avec mesure est une démocratie. De même un village avec une assemblée d'anciens et un chef qui applique les décisions avec "justice" est aussi une forme de démocratie.
- Un degré de démocratie se mesure : en considérant notamment qui en est exclu.
- Une démocratie progresse dans le temps : ainsi la France de 1938 était une démocratie, mais les femmes ne pouvaient pas voter. En 1948 les femmes votaient, mais pas les habitants des colonies. En 1958 certains habitants des colonies votaient, mais pas les français musulmans d'Algérie...

Implications

Ce régime implique :
- le principe d'une liberté d'expression, de pensée, de rassemblement, de religion, etc. (même si elle est réglementée),
- une égalité politique. Ce point est suffisamment délicat pour faire l'objet d'un développement séparé. Ce régime fonctionne mieux lorsque ses citoyens, par le biais de l'instruction, acquièrent les connaissances de base nécessaires à l'accomplissement de leurs devoirs civiques.

L'égalité politique

En général, on assimile cela au principe « une personne = une voix ». Ce principe est généralement considéré comme le fondement de la démocratie, et même opposé par Galbraith au système économique (où 1 euro = une voix). Toutefois, même lorsque ce principe est en théorie reconnu et défendu, il n'est que peu souvent appliqué, car son usage serait pour certains
- pas très efficace : même s'il était techniquement et économiquement possible de consulter la Belgique entière pour savoir si telle ville doit ou non reconstruire une piscine, il y a peu de chance que l'intérêt national y gagne quelque chose.
- dangereux pour les minorités. L'égalité peut aussi se mesurer à l'importance que l'objet de la décision politique a réellement pour les votants. Pour résoudre ce problème en conservant le principe « une personne = une voix », la solution généralement employée (plus empirique et pragmatique que théoriquement fondée) est de procéder à un découpage géographique, et à une estimation, également empirique, de l'échelon pertinent :
- ainsi les annexions ou indépendances seront-elles soumise à double vote, global et réduit aux habitants du territoire concerné ;
- ainsi les habitants d'une ville voteront-ils pour ce qui est « municipal » (et tant pis si certains habitants de la ville ne sont en fait pas concernés, ou si des non-résidents le sont) ;
- etc. Pour les sujets sensibles, (tout récemment en France : OGM, mariage homosexuel, implantation d'une usine d'incinération, d'un aéroport, etc.), il y a souvent des conflits de compétence, chacun faisant comme s'il était le seul concerné. Ces problèmes ne sont résolus que par des rapports de force et de tradition, le système qui les a créés n'étant par nature pas capable de les trancher. Plus grave en apparence : si théoriquement « une personne = une voix », en pratique et au final, une décision est prise (par définition). Force est alors de constater que, pour les perdants, une personne = zéro voix, au mépris du principe affiché. D'où cette phrase de Woody Allen : : la dictature c'est « ferme ta gueule », la démocratie c'est « cause toujours » Cet effet est évidemment amplifié par les systèmes dit représentatifs. Est-il possible d'assurer une égalité politique ? Il faut que chacun s'engage lui-même dans chaque sujet à proportion de l'importance qu'il lui accorde, ni plus ni moins. Et il faut qu'il n'impose pas à l'autre sa décision, mais qu'il négocie avec lui, en lui accordant une compensation : c'est le modèle hollandais dit modèle des polders.

Devoirs

Le système démocratique implique aussi deux devoirs :
- exprimer son opinion, ou s'informer si l'on manque d'éléments pour en avoir une ;
- respecter l'expression des autres opinions (ce qui n'oblige nullement à respecter ces opinions elles-mêmes). Ce sont des règles fondamentales, que résume la phrase apocryphe de Voltaire : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire ». La démocratie ne peut donc se concevoir comme simple dictature de la majorité et, exclut par conséquent toute idée de suppression d'un parti même minoritaire, sauf dans le cas très spécifique où celui-ci prône explicitement le recours à la violence et à des actions anti-démocratiques. Même dans ce cas, le parti communiste qui prônait avant Georges Marchais un but théorique de renversement des institutions et de dictature du prolétariat ne fut jamais formellement inquiété, et renonça en fin de compte de lui-même à ces objectifs d'apparence peu démocratique.
- Tout système politique est un système de pouvoir qui comporte exclusions et de différenciations ; la démocratie n'est donc pas nécessairement absolue. Une démocratie comme la démocratie athénienne avait une notion restreinte de la citoyenneté, excluant les voix des femmes et des esclaves.
- La démocratie ne prétend pas garantir que le candidat qui sera élu sera le plus apte à bien diriger le pays (aucun système, à vrai dire, ne le prétend). Elle garantit en revanche que nul ne sera appelé au pouvoir sans avoir fait l'effort de convaincre la population du bien-fondé de son programme, et y être en partie parvenu. La démocratie apparaît donc comme une forme particulièrement efficace de non-violence en action.

Démocratie directe

Voir l'article sur la démocratie directe

Démocratie représentative

Bien plus importants, aussi bien numériquement (environ la moitié des habitants de la planète) qu'en termes de puissance économique et militaire (les États les plus riches et les plus puissants en font partie), on trouve des Républiques qui se veulent des démocraties représentatives. En pratique, il s'agit d'oligarchies mi-électives (pour les magistratures dites politiques dont l'extension varie selon les États), mi-méritocratique (pour les fonctions d'exécution civiles et militaires). Ces États peuvent également admettre une petite dose de participation directe du peuple, par exemple sous forme de référendum obligatoire pour certaines décisions, voire des éléments de propositions ou de veto populaire.
- Ils admettent tous des droits d'expression, de pétition, et de manifestation très développés.
- Dans ces États, cohabitent un idéal démocratique (forme visée et même revendiquée) et une certaine méfiance à l'égard des risques de la démocratie.
- Des « magistrats » (typiquement : une cour constitutionnelle) sont donc chargés de défendre les individus contre le peuple et par là le peuple contre lui-même. Cela expose ces gardiens du Temple démocratique à la critique de faire passer leur intérêts personnels ou « de classe » avant ceux du peuple, par le filtrage qu'ils font entre les propositions admissibles et celles qu'ils estiment ne pas l'être.
- Parfois, c'est l'armée qui se charge du contrôle des dérives démocratiques (notamment lorsque cela n'est pas bien prévu au niveau civil), ce qui l'expose à une critique encore plus forte. Les exemples sont nombreux, de la France révolutionnaire, à l'Algérie ou la Turquie contemporaine, en passant par toute l'amérique du sud, etc. L’exercice du pouvoir par l’intermédiaire de représentants élus par le peuple a été appliqué tardivement en Suisse (à partir de 1848) pour pallier aux insuffisances de la démocratie directe. Mais la plupart des démocraties actuelles ont adopté ce système dès leur fondation. Il s’agit de la démocratie représentative, c’est-à-dire un régime où la volonté des citoyens s’exprime par la médiation de représentants sélectionnés au sein du peuple. Cela entraîne :
- la nécessité d’une division du travail dans une économie marchande (en confiant la gestion des affaires aux représentants, les individus peuvent vaquer à leurs occupations privées).
- la représentation permet de surmonter la division (en défendant la diversité des intérêts, la représentation évite que des groupes d’intérêts ne viennent menacer les droits des minorités. Et dès lors, plus l’état est grand, plus les avis ont de chance d’être divergents).
- la représentation contribue à la formation de la volonté générale (la volonté générale est construite grâce à l'apport des idées de tous. Il faut donc permettre l'échange, la délibération.)
- la nécessité de contrepoids :
  - la tenue d’élections à échéances régulières qui permet de limiter l’autonomie des élus. Un régime est démocratique quand les gouvernements et les représentants n’héritent pas de leur charge mais sont élus au terme d’une procédure élective, et leur programme est soumis à l’approbation des électeurs. Le pouvoir est à prendre en ce sens qu’aucune équipe dirigeante n’est jamais définitivement installée, qu’aucun programme ne peut être tenu pour définitif, qu’aucune politique n’est jamais que provisoirement officielle. Cette ouverture, ou mieux cette disponibilité du pouvoir est commandée par une philosophie pluraliste qui fait de l’opposition une force aussi légitime que le sont les gouvernants en place. Non seulement toutes les tendances et tous les intérêts sont admis à s’exprimer, mais encore l’espoir est offert à tous d’accéder au gouvernement et d’en utiliser les prérogatives selon leurs vues.
  - le multipartisme est nécessaire pour qu’il puisse y avoir élections.
  - la liberté d’expression de l’opinion publique doit être garantie pour permettre l’échange et la délibération.
  - la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
- des crises :
  - la démocratie du public où l’électeur est informé grâce aux médias (TV, radio).
  - la démocratie continue (les sondages, les médias modernes et les instances de contrôle de la constitutionalité des lois).
  - la démocratie participative ou locale consiste à élaborer les décisions collectives en ne se limitant pas aux lieux où se prennent les décisions politiques (référendum).
  - la démocratie virtuelle ou cyberdémocratie (l’E-vote).

Démocratie participative

Enfin il existe un système mixte, dit démocratie participative dans lequel, selon l'une des acceptions du terme, le peuple délègue son pouvoir (des représentants sont donc chargés de proposer et voter des lois et des nominations), tout en le conservant (le peuple se saisit lui-même directement de telles questions, via une pétition d'une fraction du corps électoral). Les autres systèmes se réclamant de ce titre ne réclament pas nécessairement l'usage de la pétition, et dévellopent d'autres procédures assurant l'échange bijectif entre concernés et décideurs. La démocratie participative au premier des sens évoqué est le système pratiqué en Suisse et dans ses cantons, où les lois importantes sont soumises automatiquement au vote populaire (référendum obligatoire) et où toute autre loi peut l'être si un nombre défini de citoyens le demande (référendum facultatif). De plus un nombre fixé de citoyens peut demander le vote d'une révision partielle de la Constitution (initiative constitutionnelle) ou la légifération du parlement dans un domaine particulier (initiative législative). Au niveau local et régional, le peuple est parfois consulté pour les dépenses supérieures à un certain montant. Un citoyen suisse se rend aux urnes au moins quatre fois par année et se prononce la plupart du temps sur plusieurs objets (entre un et huit à chaque fois). Ce système, tel que pratiqué en Suisse, n'est pas un résidu d'une démocratie plus large: lors de la formation de l'État fédéral suisse en 1848, le pays, et les cantons ne pratiquant pas la Landsgemeinde, était une démocratie représentative pure. C'est peu à peu que les droits populaires ont été progressivement étendus.

Idées reçues

« Démocratie et République sont liés »

Une république est un régime dans lequel le pouvoir est représentatif des opinions des sujets/citoyens du pays. Ainsi la république n'induit pas forcément la démocratie, de même qu'il existe des régimes démocratiques non républicains. Exemple : la III République – à ses débuts – bien que « république » et ayant une apparence démocratique (droit de vote pour les citoyens, etc.) conservait en fait le pouvoir entre les mains de personnes appartenant à une certaine couche de la société par le suffrage censitaire. Il s'agissait donc d'une ploutocratie. De même, nombreux sont les pays considérés comme démocratiques à avoir conservé le système monarchique, par exemple la Belgique, l'Espagne, le Danemark, la Royaume-Uni, le royaume du Maroc, la Suède, etc. Par contre certains des états ont utilisé le vote du peuple à travers des élections sans pluralisme pour asseoir leur régime tyrannique sur une base démocratique : URSS, Chine, Cuba, nazisme, fascisme italien de Mussolini, de nombreux états de la francophonie et/ou d'Afrique. Ces états pseudo-démocratiques ne sont pas des républiques, bien qu'ils répondent parfaitement à la définition simple du terme démocratie.

« Démocratie et Droits de l'Homme sont liés »

Bien que souvent liés voire confondus, les termes de « démocratie » et de « Droits de l'Homme » renvoient à des définitions qui ne sont pas identiques : Les droits de l'homme sont des principes selon lesquels, dès lors qu'un individu appartient à l'espèce humaine, il jouit d'un certain nombre de droits. Cette notion date du et de l'époque des Lumières, (dont peu de représentants ont dénoncé l'esclavage, comme l'a pourtant fait Diderot). La démocratie est une idée beaucoup plus ancienne datant de l'Antiquité grecque (cf. Athènes): or, si Athènes, à une certaine période de son histoire, a certes été une démocratie (sélective), La notion de Droits de l'Homme y était en revanche absente, bien que des critères de bonne conduite en aient partiellement tenu lieu. De nombreuses démocraties acceptent de respecter les Droits de l'homme sur leur territoire, mais peuvent décider, souvent de façon démocratique, de les bafouer dans un contexte précis. En effet, les droits de l'homme faisant partie des lois d'une démocratie, le parlement (ou un référendum) peut souvent en modifier la portée. La notion de droit de la majorité est aussi parfois un obstacle au respect des droits des minorités. (Voir chapitre « La démocratie est toujours la volonté du peuple ou de sa majorité »)

« Deux démocraties ne se font pas la guerre »

Une opinion répandue est que deux démocraties ne se font pas la guerre. Si elle possède un fond de vérité (les citoyens sont en général peu enclins à la guerre, dont ils peuvent rarement espérer un profit personnel), l'histoire la dément :
- la jeune République française lança un ultimatum à la République de Venise et abolit totalement celle-ci sous la menace des troupes du général Napoléon Bonaparte ;
- le Pérou a participé à deux reprises à des guerres frontalières contre des pays limitrophes tout aussi démocratiques que lui.
- lors de la Guerre de Sécession, le Nord comme le Sud des État-Unis d'Amérique se considéraient comme des démocraties. Toutefois, les vainqueurs écrivant l'histoire, comme dit un dicton, il est toujours possible après une guerre de déclarer que les institutions du pays vaincu n'étaient pas démocratiques. On pourra répondre pour le premier cas, que la République de Venise était oligarchique et point démocratique, pour le troisième qu'il y avait des problêmes constitutionnels et moraux avec plus de poids que ce qu'était commun à leurs constitutions.

« La démocratie est un luxe de pays riches »

La démocratie est une organisation assez coûteuse, qui ne pourrait apparaître, ou se maintenir, que dans des pays où une majorité de la population est dégagée des besoins de survie. Non seulement deux pays parmi les plus pauvres de la planète, le Mali et le Niger, sont des démocraties, mais la première démocratie de la planète (en nombre d'habitants) est un pays du tiers monde : l'Inde. En revanche, la régression économique d'une société, même temporaire, peut s'accompagner d'une disparition de la démocratie, une partie de la population accordant temporairement plus d'intérêt à la restauration de son niveau de vie qu'à la liberté dans la pauvreté. Le processus n'est cependant pas toujours réversible sans effusion de sang.

« La démocratie permet à un pays de s'enrichir »

Le fait que certains pays sont pauvres parce qu'ils ne sont pas démocratiques, et que l'introduction de la démocratie dans ceux-ci leur permettrait de s'enrichir, est également un mythe : la pauvreté du Mali montre que la relation n'est pas absolue.
Néanmoins, les IDH du Mali et du Niger ont fortement progressé depuis la restauration de la démocratie. Toutefois, des éléments inutiles au corps social peuvent théoriquement perdurer plus facilement dans un pays non démocratique, dès lors qu'ils flattent les puissants, puisque ces derniers n'ont alors aucune sanction populaire à craindre. L'absence de démocratie peut donc constituer un obstacle supplémentaire au développement.

« La démocratie est toujours la volonté du peuple ou de sa majorité »

En 1917, la Suède a fait la transition du régime mi-monarchique mi-parlementaire selon la constitution de 1809 au régime purement parlementaire, c'est-à-dire que le devoir du roi est de choisir comme chef du gouvernement le chef du parti ou de la coalition qui a la majorité absolue ou rélative des parlementaires, ou bien la confiance du parlement. Or, cette réforme était soutenue par les bourgeois et les ouvriers, qui étaient une minorité, mais reçut l'opposition de l'armée et des agriculteurs, qui étaient alors la majorité. Parce que beaucoup d'agriculteurs n'ont pas participé aux protestations, la réforme a eu lieu. Aucun d'entre eux n'avait exprimé la volonté des bourgeois et des ouvriers, mais la majorité resta silencieuse et sa volonté la plus vraisemblable ne fut pas respectée. Mais on doit remarquer que la notion absolue de majorité peut ouvrir la porte à de très graves abus. Le génocide au Rwanda par exemple a été conduit par une majorité contre une minorité diabolisée et présentée comme agent de l'étranger. Ce génocide fut imposé à la population comme un service public. Plusieurs citoyens civils et militaires français et belges, ont rapporté, après coup, devant leurs parlements, les nombreux signes avant-coureur de la préparation du génocide. Incontestablement il y eu disfonctionement démocratique, sur plusieurs décennies, aussi bien au Nord qu'au Sud dans cette affaire. Ce dysfonctionnement fût couronné par la façon dont les membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont majoritairement évité le plus longtemps possible d'employer le mot génocide à propos des événements du Rwanda pour ne pas mettre en branle le disposif juridique et contraignant qu'ils avaient prévu à cet effet en 1948 après la Shoa. (Voir article génocide). D'une manière générale, le respect des minorités et des droits de l'homme sont une exigence démocratique parfois difficile à faire admettre à des régimes majoritaires, mais peut devenir paradoxalement une préoccupation majoritaire, lorsque les citoyens dépassent leurs intérêts propres pour envisager des intérêts partagés. Une majorité est faite de minorités solidaires.

« La démocratie le moins mauvais des systèmes politiques ? »

La démocratie nous est souvent présentée comme le système politique absolu, le meilleur des systèmes. Il ne pourrait donc par essence, ni être amélioré, ni dépassé. Pourtant des améliorations ou des retours à des pratiques anciennes sont toujours possibles. Il en est ainsi de la stochocratie (désignation des représentants du peuple par le sort) : « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie. Le suffrage par le choix est de celle de l'aristocratie. Le sort est une façon d'élire qui n'afflige personne; il laisse à chaque citoyen une espérance raisonnable de servir sa patrie. » Montesquieu - Esprit des lois « Il est démocratique que les magistratures soient attribuées par le sort, et oligarchique qu'elles soient électives » Aristote - Les Politiques IV, 9, 4 Traduction: Pierre Pellegrin - Garnier-Flammarion Il semble qu'aucun régime politique ne fonctionne correctement sans que celui ou ceux qui sont au pouvoir ne fassent preuve d'une grande conscience de leurs responsabilités. Aucun système juridique ne peut garantir cela. Un roi peut être plus honnête avec le peuple que 500 députés ou 5 millions de conseillers municipaux. Mais un régime où tous les citoyens peuvent réagir contre les abus de pouvoir, comme dans une démocratie, devrait théoriquement conduire plus sûrement à des comportements politiques acceptables par tous.

Démocratie et Culture

Il semble qu'il y ait un lien fort entre la culture d'un peuple et sa capacité à faire fonctionner la démocratie.
- Dans la culture judéo-chrétienne moderne (Europe, Amérique du Nord, Afrique du Sud, Australie, Israël), la démocratie est considérée comme étant un système allant de soi, où, dans l'esprit, les droits de chacun sont respectés. En effet, cette civilisation a toujours privilégié l'individu sur la communauté. Le régime doit donc être garant des droits de chaque individu. La démocratie est un régime qui peut les garantir par le biais de l'état de droit.
- Dans les cultures animistes (Afrique sub-saharienne), le concept de démocratie est mal compris. La christianisation et l'islamisation de ces contrées sont trop récentes pour avoir une influence notable sur les comportements. L'individu est membre d'un village et appartient à une ethnie. Ces deux entités sont historiquement dominés par les puissants (riches ou forts selon l'époque). Le pouvoir se conquiert donc, il n'est pas donné par le peuple. L'obtention du pouvoir donne un statut de maître absolu au chef, qui ne pourra le perdre que en en étant chassé. La démocratie renverse le sens du pouvoir, le donnant aux faibles (la plèbe), celà peut apparaître comme une hérésie.

Citations


- Χρωμεθα γαρ πολιτεια... και ονομα μεν δια το μη εσ ολιγουσ αλλ' εσ πλειονασ οικειν δημοκρατια κεκληται. :Notre Constitution... est appelée démocratie parce que le pouvoir est entre les mains non d'une minorité, mais du plus grand nombre. ::Périclès, discours rapporté par Thucydide
- Je regarde comme impie et détestable cette maxime, qu'en matière de gouvernement la majorité d'un peuple a le droit de tout faire, et pourtant je place dans les volontés de la majorité l'origine de tous les pouvoirs (...). Lors donc que je vois accorder le droit et la faculté de tout faire à une puissance quelconque, qu'on appelle peuple ou roi, démocratie ou aristocratie, qu'on l'exerce dans une monarchie ou dans une république, je dis : là est le germe de la tyrannie, et je cherche à aller vivre sous d'autres lois. Ce que je reproche le plus au gouvernement démocratique, tel qu'on l'a organisé aux États-Unis, ce n'est pas, comme beaucoup de gens le prétendent en Europe, sa faiblesse, mais au contraire sa force irrésistible. ::Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique.
- Selon toute vraisemblance, aucun autre régime ne peut donner naissance à la tyrannie que la démocratie ; de la liberté extrême naît la servitude la plus complète et la plus terrible. (La République). ::Platon
- Le peuple, par une conséquence absolument inévitable, s'emparera, un jour ou l'autre, de tous les pouvoirs dont on a reconnu que le principe était en lui. Sera-ce pour le garder ? Non. Après quelques jours de folie, il les jettera, par lassitude, au premier soldat de fortune qui se trouvera sur son chemin. ::Maurice Joly, Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu.
- J'ai toujours pensé que la démocratie dite représentative n'est pas une vraie démocratie. Dire : quelqu'un va me représenter pendant cinq ans de façon irrévocable, ça revient à dire que je me dévêts de ma souveraineté en tant que peuple. ::(Cornelius Castoriadis)
- Si un homme instruit, au terme de trente ans de travail, arrive à déterminer le système social parfait et que la compréhension de celui-ci demande plusieurs mois à des hommes aussi instruits que lui, je lui souhaite bien du plaisir pour arriver à le faire ratifier par un vote du peuple ! ::(Ernest Renan)
- Renoncer à la lutte pour le socialisme, c'est renoncer en même temps au mouvement ouvrier et à la démocratie elle-même ::Rosa Luxemburg
- A propos du régime hitlérien, Simone Weil, rentrant d'un voyage en Allemagne, écrit le 18 décembre 1932 dans la revue «L'école émancipée» : «Ce qui attire, vers cet avenir confus, intellectuels, petits-bougeois, employés, chômeurs, c'est qu'ils sentent dans le parti qui le leur promet, une force. Cette force éclate partout, dans les défilés en uniforme, dans les attentats, dans les avions employés pour la propagande ; et tous ces faibles vont vers cette force comme des mouches vers la flamme.»
- Le principe démocratique a contribué à l'affaiblissement de la civilisation, en empêchant de développement de l'élite. ::Alexis Carrel
- La dictature impose à ses contestataires le silence. la démocratie se contente de leur dire "Cause toujours!" ::Auteur inconnu. Repris sous des formes voisines par divers chansonniers, puis fantaisistes.

Bibliographie

Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, Schoenhofs Foreign Books (23 mai 1986), collection Folio , ISBN 2070323544

Liens externes


- [http://www.panarchy.org/tocqueville/tyrannie.1835.html Le texte intégral de la citation de Tocqueville]
- [http://joi.ito.com/static/emergentdemocracy.html Emergent democracy] (en anglais)
- [http://www.demexp.org L'expérience démocratique]
- [http://agorawiki.org L'assemblée nationale virtuelle (Débats, Propositions, Votes, Partis politiques, wiki)]
- [http://rengen.ouvaton.org/brochures.php?id=439 Brochure sur la démocratie]

Voir aussi

Types de gouvernements | Politique | Consensus | Système de vote | Démocratie athénienne | Mondialisation démocratique |Bi-partisme|Particratie|Critères de Copenhague Catégorie:Droit constitutionnel Catégorie:Idéologie Catégorie:Philosophie politique Catégorie:Régime politique Catégorie:Élection ja:民主主義 ko:민주주의 simple:Democracy th:ประชาธิปไตย

Totalitarisme

Le totalitarisme désigne des systèmes politiques dans lesquels l'état et la société sont considérés comme un tout indissociable. Le gouvernement a donc toute légitimité pour faire tout ce qui concerne les relations sociales, c'est-à-dire en pratique contrôler la vie des individus, ne leur laissant aucune liberté individuelle et surtout aucune liberté d'expression, ni par conséquent de pensée.

Caractéristiques d'un État totalitaire

La philosophe Hannah Arendt a étudié et décrit ce système, en particulier dans son célèbre livre Les origines du totalitarisme (1951). Selon elle, deux pays seulement ont connu un vrai totalitarisme : l'Allemagne sous le nazisme et l'URSS sous Staline. Elle distingue toutefois des tendances ou des épisodes totalitaires en dehors de ces deux cas. Elle cite notamment les camps de concentration français où furent placés les réfugiés de la guerre d'Espagne ou encore le maccarthisme au début des années 1950 aux États-Unis. Ces régimes apparaissent muni d'un « parti unique » qui contrôle l'état, qui lui-même contrôlerait la société et plus généralement tous les individus. D'un point de vue totalitaire, cette vision est erronée : il n'y a qu'un parti parce qu'il n'y a qu'un tout, qu'un seul pays, vouloir un autre parti c'est déjà de la trahison ou de la maladie mentale (schizophrénie : se croire plusieurs alors qu'on est un). Le totalitarisme tel qu'il est ainsi décrit par Hannah Arendt n'est pas tant un régime politique qu'une dynamique autodestructive reposant sur une dissolution des structures sociales. Dans cette optique, les fondements des structures sociales ont été volontairement sabotées ou détruites : les camps pour la jeunesse ont par exemple contribués à saboter l'institution familliale en instillant la peur de la délation à l'intérieur même des foyers, la religion est interdite et remplacée par de nouveaux mythes inventés de toute pièce ou recomposés à partir de mythes plus anciens, la culture est également une cible privilégiée. Goebbels avait ainsi déclaré : Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver. L'identité sociale des individus laisse place au sentiment d'appartenance à une masse informe, sans valeur aux yeux du pouvoir, ni même à ses propres yeux. La dévotion au chef et à la nation devient le seul moyen d'exister d'une existence qui déborde au-delà de la forme individuelle pour un résultat allant du fanatisme psychotique à la neurasténie. Hannah Arendt cite ainsi un rapport russe indiquant qu'au début du stalinisme, quatre soldats étaient nécessaires pour s'assurer un prisonnier alors qu'à la fin, un seul soldat pouvait mener vingt prisonniers vers la mort. Les sociétés totalitaires se distinguent par la promesse d'un « paradis », la fin de l'histoire ou la pureté de la race par exemple, et fédèrent la masse contre un ennemi objectif. Celui-ci est autant extérieur qu'intérieur et sera suceptible de changer. Les sociétés totalitaires créent un mouvement perpétuel et paranoïaque de surveillance, de délation et de retournement. Les polices et les unités spéciales se multiplient et se concurrencent dans la plus grande confusion. Des purges régulières ordonnées par le chef de l'État, seul point fixe, donnent le tempo d'une société qui élimine par millions sa propre population, se nourrissant en quelque sorte de sa propre chair. Ce programme est appliqué jusqu'à l'absurde, les trains de déportés vers les camps de l'Allemagne Nazie restèrent toujours prioritaires sur les trains de ravitaillement du front alors même que l'armée Allemande perdait la guerre. Le terme, initialement revendiqué, est péjoratif et même insultant pour certains. Il est souvent utilisé à tort pour désigner des régimes autoritaires de droite ou de gauche, ce qui est en toute rigueur impropre. Par exemple, on considère généralement que l'URSS déstalinisée ou les dictatures militaires d'Amérique du Sud n'étaient pas totalitaires car, bien que généralement impitoyables, en pratique elles ne cherchaient pas à contrôler toutes les facettes de l'activité humaine et n'entretenait pas cette dynamique de pouvoir autodestructive. Elles pouvaient s'accommoder d'une dissidence intellectuelle tant que leur pouvoir restait solide.

Citations


- La principale caractéristique de l'homme de masse n'est pas la brutalité ou le retard mental, mais l'isolement et le manque de rapports sociaux normaux. Hannah Arendt
- Les mouvements totalitaires sont des organisations massives d'individus atomisés et isolés. Hannah Arendt
- Sans les masses, le chef n'existe pas. Hannah Arendt
- À la base de toutes les doctrines totalitaires se trouve la croyance que les gouvernants sont plus sages et d'un esprit plus élevé que leurs sujets, qu'ils savent donc mieux qu'eux ce qui leur est profitable. Ludwig von Mises

Voir aussi

Articles connexes

Sur les pratiques totalitaires en URSS
- Pavel Morozov
- Trofim Denissovitch Lyssenko
- Goulag Sur le totalitarisme Nazi :
- Ian Kershaw Sur le totalitarisme chinois :
- Laogai
- Mao Zedong
- Corée du Nord

Sources et Bibliographie


- Raymond Aron : Démocratie et totalitarisme, Paris, Gallimard, 1965.
- Bernard Bruneteau : Les Totalitarismes, Paris, Armand Colin, 1999.
- Friedrich Hayek, La Route de la servitude, Paris, PUF, "Quadrige", 1985.
- Hannah Arendt, Les Origines du totalitarisme, Le système totalitaire (1951), traduction française J-L. Bourget, R. Davreu, P. Lévy, Seuil, 1972, Paris, Gallimard, collection Quarto, 2002.
- Enzo Traverso : Le Totalitarisme. Le XXe siècle en débat, Paris, Le Seuil, "collection Points Essais", 2001. Catégorie:Idéologie Catégorie:Régime politique ja:全体主義 ms:Totalitarianisme

Akkad (ville)

Akkad ou Agade est une ville antique de Basse-Mésopotamie, ancienne capitale de l'Empire d'Akkad, fondé par Sargon l'Ancien. Elle n'a toujours pas été retrouvée, et sa situation exacte demeure donc inconnue. Le seul moyen de connaître certains de ses aspects est le recours aux textes anciens. Catégorie:Empire akkadienCatégorie:Mésopotamie

République romaine

ja:%E5%85%B1%E5%92%8C%E6%94%BF%E3%83%AD%E3%83%BC%E3%83%9E Catégorie:Rome antique Cet article concerne la Rome antique. Pour l'état créé en 1798 et disparu en 1799, voir République romaine (1798). ---- La république (Du latin res publica, « la chose publique ») est fondée à Rome en 509 av. J.-C.. Elle fait suite à la monarchie dont le dernier représentant, Tarquin le Superbe, a été chassé du trône lors d'un véritable coup d'État. Les conditions dans lesquelles s'effectue la transition vers le nouveau régime expliquent en grande partie certains réflexes politiques de la Rome antique, comme la crainte (quasi phobique) de la tyrannie et du pouvoir personnel. Le despotisme du dernier roi avait donné encore plus d'attrait à la liberté, écrit Tite-Live dans son Histoire romaine, II-1. Il s'agit d'une oligarchie gouvernée par le populus qui n'est au départ que l'ensemble des patriciens (et non la totalité de la population au sens actuel du terme). À l'origine, la République romaine est donc née d'une réaction nobiliaire à la politique démagogique des derniers souverains étrusques. La République prend fin en 27 av. J.-C. lorsque le Sénat confie au général Octave Auguste la direction de l'État. C'est ce qu'on appelle l'Empire.

Bibliographie


- François Hinard, République romaine, PUF: 2000 (collection Que sais-je?)

Voir aussi


- Institutions de la République romaine
- Société de la République romaine
- Histoire de Rome sous la République

-44

ko:기원전 44년 nb:44 f.Kr. Catégorie:-44
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---- Cette page concerne l'année -44 du calendrier julien.

Événements

Europe


- Fondation d’Augst (Suisse), la plus ancienne colonie romaine sur le Rhin.
- Reconstruction de Corinthe, en Grèce.

Rome


- À Rome, consulat de Jules César (pour la cinquième fois) et Marc Antoine (premier consulat).
  - César dispose d’un pouvoir monarchique (le Dominat de Cicéron). Il conçoit cette monarchie comme héréditaire, pour éviter une guerre civile inéluctable après sa mort. S’il n’a pas de fils, mais il désigne à sa succession au titre d’imperator son petit-neveu C. Octavius, le futur Auguste, alors âgé de dix-huit ans. Avant de quitter Rome pour son expédition contre les Parthes, il l’adopte par testament et le constitue son héritier.
  - Il ne manque à son pouvoir que le titre de roi. Aux Lupercales de -44, Antoine lui présente publiquement le diadème royal, mais César n’ose pas l’accepter, craignant la réaction de l’opinion publique.
  - César obtient la libre disposition des gouvernements provinciaux, l’introduction dans tous les collèges religieux, le droit de porter le costume des anciens rois, le remplacement de la chaise curule par un trône d’or, l’institution de prières et de vœux pour son bonheur, la création en son honneur d’une troisième confrérie de Luperques, les Luperques Juliens, l’attribution au mois de sa naissance du nom de Julius, la dédicace d’un temple sous le nom de Jupiter Julius avec un flamine chargé d’en desservir le culte.
- 15 mars/Ides de mars : Jules César est assassiné par Marcus Junius Brutus et Gaius Cassius Longinus, furent complices : Caius Cassius Parmensis, Lucius Tullius Cimber, Caius Servilius Casca, tribun de la plèbe de l'année et Publius Servilius Casca son frère, et Decimus Junius Brutus Albinus. Il est percé, dit-on, de vingt-trois coups d’épée.
- Octave, désigné par César comme successeur, rentre d’Orient (il a refusé de se rendre auprès des légions de Macédoine) pour réclamer son héritage contre Marc Antoine.
- Cicéron attaque vivement Antoine, qui favorise sans clairvoyance le jeune Octave.

Proche-Orient


- Arrivée de Cléopâtre VII à Alexandrie après un séjour de plusieurs années à Rome. À peine arrivée elle fait assassiner Ptolémée XIV Philopator II, afin d'éviter un rival potentiel à son pouvoir et à son fils qui vient de naître.
- En Égypte, début du règne de Ptolémée XV Césarion (fin en -30), né en Grèce (entre juin et juillet) après le départ de Rome, mi-avril de sa mère, Cléopâtre VII (fin en -30).
- Cléopâtre VII restaure l'autorité de l'Égypte sur Chypre que son père Ptolémée XII avait cédé aux Romains en 59 av .J.-C..
- A la mort de Jules César, Cléopâtre VII cherche d’autres appuis. Elle soutient les Triumvirs dans leur lutte contre Cassius, mais favorise cependant celui-ci en sous main.
- En Judée, après le meurtre de César, Antipater et son fils Hérode Ier le Grand se rallient au gouverneur de Syrie, Caecilius Bassus, ex-partisan de Pompée. Celui-ci s’empresse de demander un tribut 700 talents qu’Antipater répartit entre les notables du royaume. Hérode s’acquitte de son tribut de 100 talents. Comme Malichus, chargé de la région de Gophna, Emmaüs, Lydda et Thamna tarde à verser le tribut, Cassius commence à marcher sur ce district, mais Antipater le prévient par un versement de 100 talents. Antipater lui-même tombe victime de la jalousie de Malichus qui l’empoisonne. Hérode, appuyé par Cassius qui l’a nommé intendant de Syrie, venge son père en faisant assassiner Malichus près de Tyr (-43).

Afrique du Nord


- Sittius, gouverneur romain de Cirta, est assassiné par un chef numide. Ces partisans, les Sittiani, restent pourtant dans la capitale numide est ses environs, et sont à l’origine de la colonie romaine de Cirta (« Colonia Julia Juvenalis Honoris et Virtulis Cirta ».

Art & culture


- Les Romains donnent à un mois le nom de Jules César (juillet).
- De Officiis de Cicéron.
- 20-30 juillet : Passage d’une comète en Italie. On fait dire que s’est l’âme de César qui est allée rejoindre les dieux.

Naissances


- Césarion, fils de Jules César et Cléopâtre VII

Décès en -44


- Jules César
- Ptolémée XIV est assassiné en Égypte par sa sœur Cléopâtre.

Président

zh-min-nan:Chóng-thóng ko:대통령 ja:大統領 simple:President th:ประธานาธิบดี Le président est une personne désignée, élue, ou cooptéé pour diriger un groupe de travail, un conseil d'administration, une association, ou, dans une république, un État.
- Il est le chef de la partie exécutive d'une organisation.
- Dans les grandes sociétés un Président directeur général coiffe tous les autres dirigeants.
- Les pouvoirs des présidents en tant que chefs d'État varient sensiblement d'un pays à un autre : dans certains, ils disposent d'un grand pouvoir, comme aux États-Unis, dans d'autres, comme en Allemagne, leur pouvoir est purement symbolique.

Liste de présidents d'État


- Voir aussi Président de la République.

Afrique

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Conseil fédéral

Le Conseil fédéral est l'organe exécutif de la Confédération helvétique. Il siège au Palais fédéral situé à Berne. Le Conseil fédéral est formé de 7 membres, élus ou réélus (le même jour mais l'un après l'autre) pour un mandat de 4 ans renouvelable par l'Assemblée fédérale. Traditionnellement, un conseiller fédéral est réélu jusqu'à sa démission. Les cas de non-réélections sont extrêmement rares (3 à ce jour). Parfois, un conseiller fédéral démissionne s'il n'est pas sûr d'être réélu. Par contre, les élections donnent souvent lieu à d'âpres discussions et parfois à des coups de théâtre (comme la non-élection du candidat désigné par un parti). Le Conseil fédéral fonctionne par un système de collégialité, ce qui signifie que tous ses membres sont censés défendre les positions prises par la majorité du collège. Le président de la Confédération est choisi en son sein. Celui-ci est un primus inter pares avec un simple rôle de représentation. Le président et son successeur, le vice-président, sont élus par l'Assemblée fédérale pour un mandat d'un an, la tradition voulant qu'il y ait un tournus au sein du Conseil fédéral selon un ordre d'ancienneté (chaque conseiller fédéral devant siéger sous la présidence de ceux arrivés avant lui avant d'accéder à la présidence).

Représentativité

Régions

L'origine géographique cantonale et linguistique des candidats joue un rôle déterminant, bien que non précisément défini. Le Conseil fédéral ne doit pas seulement être représentatif des forces politiques en présence mais également des minorités linguistiques ou culturelles : Suisse romande (minorité francophone), Tessin (minorité italophone), mais aussi Suisse orientale (en dehors des grands centres urbains comme Zurich), Suisse centrale, etc. Ce rééquilibrage des ensembles linguistiques en présence est d'ailleurs l'une des principales justifications de l'élection du Conseil fédéral par l'Assemblée fédérale. Jusqu'en 1999, la constitution interdit l'élection de plus d'un conseiller fédéral par canton. Le lieu d'origine puis le lieu de domicile sont les critères déterminants. Devant les difficultés d'application, ce critère est supprimé par la votation du 7 février 1999. Il est ainsi possible d'élire deux membres d'un même canton (par ex. les Zurichois Moritz Leuenberger et Christoph Blocher). La constitution du 18 avril 1999 comporte un article 175 (alinéa 4) selon lequel les diverses régions et les communautés linguistiques doivent être équitablement représentées au Conseil fédéral. En cas d'élection par le peuple, la majorité alémanique pourrait élire la totalité des conseillers fédéraux.

Parité

Depuis les années 1990, la question de la parité homme-femme au Conseil fédéral revient sur le devant de la scène à chaque élection d'un de ses membres. La non-réélection de Ruth Metzler-Arnold et la non-élection de Christine Beerli en 2003 soulève ainsi un tollé au sein des milieux féministes. Aujourd'hui, seul 1 des 7 membres (Micheline Calmy-Rey) du Conseil fédéral est une femme.

Formule magique

L'idée de la formule magique, introduite le 17 décembre 1959 (2 socialistes, 2 radicaux, 2 démocrates-chrétiens et 1 démocrate du centre) implique tout à la fois une certaine idée de représentation proportionnelle des principaux groupes parlementaires au gouvernement et un accord sur des questions essentielles. Les principales étapes vers la formule magique sont :
- 1891 : élection du 1 conservateur Joseph Zemp (600 anniversaire de la Confédération)
- 1919 : élection du second conservateur Jean-Marie Musy (introduction de la proportionnelle au Conseil national)
- 1929 : élection du 1 agrarien Rudolf Minger et 1 candidature socialiste
- 1943 : élection du 1 socialiste Ernst Nobs (unité nationale en raison de la Deuxième Guerre mondiale)
- 1953 : démission du socialiste zurichois Max Weber et gouvernement avec 4 radicaux, 2 démocrates-chrétiens et 1 démocrate du centre
- 1954 : élection d'un gouvernement avec 3 radicaux, 3 démocrates-chrétiens et 1 démocrate du centre
- 1959 : élection d'un gouvernement avec 2 radicaux, 2 démocrates-chrétiens, 1 démocrate du centre et 2 socialistes reflétant la composition de l'Assemblée fédérale (65 radicaux, 64 démocrates-chrétiens, 53 socialistes, 27 démocrates du centre et 31 divers). De 1959 à 2003, la composition partisane du Conseil fédérale est restée inchangée. Le 10 décembre 2003, la formule magique est adaptée au paysage politique, le Parti démocrate-chrétien abandonnant un siège supplémentaire aux démocrates du centre. C'est donc la conseillère fédérale sortante Metzler-Arnold qui n'est pas réélue. Périodiquement, à l'occasion de crises politiques, la formule magique est remise en question, en particulier par une partie du Parti socialiste qui menace alors de quitter le gouvernement. D'autres propositions d'aménagement se font jour pour combattre les ruptures de collégialité toujours plus nombreuses (engagement des candidats sur un programme politique minimum, élection groupée des 7 conseillers fédéraux et non plus l'un après l'autre, etc.). Au vu de l'augmentation des tâches du Conseil fédéral, certains proposent également une augmentation du nombre de conseillers fédéraux. Pour l'heure, la formule magique résiste contre vents et marées.

Démissions

Suite à des résultats de votations


- 1891 : démission d'Emil Welti (radical argovien) à la suite de l'échec de son projet d'étatisation des chemins de fer.
- 1934 : démission d'Heinrich Häberlin (radical thurgovien) à la suite du rejet du projet sur la protection de l'ordre public.
- 1953 : démission de Max Weber à la suite du rejet du régime financier (retour des socialistes dans l'opposition pendant 6 ans).

Pour des raisons politiques


- 19 juin 1917 : démission d'Arthur Hoffmann (radical saint-gallois) en raison de son immixtion imprudente entre des états belligérants (Russie et Allemagne) pendant la Première Guerre mondiale.
- 22 mars 1934 : démission inopinée de Musy (conservateur fribourgeois) à cause du désaccord qui le séparait d'Edmund Schulthess (radical) sur la politique économique et financière.
- 31 décembre 1944 : démission de Marcel Pilet-Golaz (radical vaudois) car ses attitudes pendant la Seconde Guerre mondiale pouvaient rendre difficile l'évolution de la diplomatie suisse (reconnaissance de l'URSS).
- 28 novembre 1966 : démission de Paul Chaudet (radical vaudois). Le chef du Département militaire perd, à la suite de l'affaire des avions Mirage, l'appui des radicaux qui ne veulent pas le proposer à la vice-présidence du Conseil fédéral et désirent lever cette hypothèque avant les élections de 1967.
- 12 janvier 1989 : démission d'Elisabeth Kopp (radicale zurichoise) un mois après son élection à la vice-présidence du Conseil fédéral. Le substitut du procureur de la Confédération la soupçonne de violer le secret de fonction dans l'affaire Sakarchi Trading SA.

Élections ratées

Refus d'élection


- 12 juillet 1855 : le conseiller national Johann Jakob Stehlin (bâlois) parce qu'il n'a, selon lui, ni les connaissances, ni l'expérience pour assumer cette tâche.
- 10 décembre 1875 : le futur conseiller fédéral Antoine Louis John Ruchonnet (vaudois) renonce.
- 18 décembre 1875 : le conseiller aux États Charles Estoppey (vaudois) renonce à son tour et Numa Droz (radical neuchâtelois) est finalement élu.
- 22 février 1881 : le conseiller aux États Karl J. Hofmann (saint-gallois) décline son élection.
- 3 mars 1993 : le conseiller d'État et conseiller national Francis Matthey (socialiste neuchâtelois) est élu en opposition à la candidate officielle des socialistes Christiane Brunner (genevoise). En l'absence de soutien des organes du parti à son élection, il renonce. La candidature de Ruth Dreifuss, acceptée tant par les socialistes que par les partis de droite, permet de dénouer la crise le 10 mars.

Non-réélections


- Le 6 décembre 1854, le Bernois Ulrich Ochsenbein n'est pas réélu. Battu lors des élections au Conseil national de l'automne 1854, il est victime des changements dans la configuration politique du canton de Berne. Les radicaux et les conservateurs se mettent à collaborer et Ochsenbein se trouve pris entre deux feux. Il n'est pas présent, car parti à la chasse, le jour de l'élection au Conseil fédéral. Au 6 tour, c'est le Bernois Jakob Stämpfli qui est élu.
- Le 7 décembre 1872, Eugène Borel (neuchâtelois) est élu au 2 tour par 90 voix contre 73 au sortant Jean-Jacques Challet-Venel (genevois). L'échec de Challet-Venel trouve son explication dans son opposition à la révision de la constitution de 1848 lors de la votation de 1872 qui consacre l'échec provisoire des partisans de la révision (qui finit par être acceptée en 1874).
- Le 10 décembre 2003, Metzler-Arnold n'est pas réélue en raison du changement de la formule gouvernementale.

Caractéristiques électorales

Candidatures multiples émanant d'un parti

Il arrive fréquemment que les candidatures officielles ne soient pas acceptées par l'Assemblée fédérale (le cas le plus spectaculaire remontant à 1973 où 3 candidats officiels sont écartés), les plus récents étant la non-élection de Brunner lors du départ de René Felber en 1993 et celle d'un des deux candidats démocrates du centre en 2000 à la succession d'Adolf Ogi (Rita Fuhrer et Roland Eberle). Pour prévenir un désaveu, les groupes ont tendance à présenter plusieurs candidats, offrant ainsi un choix aux parlementaires. La 1 double candidature est celle des démocrates du centre Leon Schlumpf et Werner Martignoni en 1979, suivie de nombreux autres tickets, parfois masculin-féminin (Pascal Couchepin-Christiane Langenberger) ou uniquement féminin (Metzler-Arnold et Rita Roos, Calmy-Rey et Ruth Lüthi).

Tours de scrutin

Le phénomène des candidatures multiples a pour effet d'augmenter le nombre de tours de scrutins. Alors qu'entre 1962 et 1987, les élus le sont au 1 tour, seul Kaspar Villiger est désigné dans ces conditions au cours des dernières années. Ogi et Hans-Rudolf Merz sont désignés au 2 tour, Dreifuss et Blocher au 4 tour, Leuenberger, Couchepin et Calmy-Rey au 5 tour et Joseph Deiss ainsi que Samuel Schmid au 6 tour.

Conseil fédéral actuel

On trouve actuellement au Conseil fédéral :
- 2 membres du Parti socialiste (PSS)
- 2 membres de l'Union démocratique du centre (UDC)
- 2 membres du Parti radical-démocratique (PRD)
- 1 membre du Parti démocrate-chrétien (PDC) Composition actuelle (parti politique et date d'élection) par ordre d'ancienneté :
- Moritz Leuenberger, PSS, 27 septembre 1995 (vice-président de la Confédération en 2005 et président de la Confédération en 2006)
- Pascal Couchepin, PRD, 11 mars 1998
- Joseph Deiss, PDC, 11 mars 1999
- Samuel Schmid, UDC, 6 décembre 2000 (président de la Confédération en 2005)
- Micheline Calmy-Rey, PSS, 4 décembre 2002 (vice-présidente de la Confédération en 2006)
- Christoph Blocher, UDC, 10 décembre 2003
- Hans-Rudolf Merz, PRD, 10 décembre 2003 Le chancelier de la Confédération est souvent cité comme le 8 conseiller fédéral et fait partie de la photo du Conseil fédéral publiée chaque année. L'actuelle chancelière de la Confédération est la radicale Annemarie Huber-Hotz (depuis le 2000). Elle est l'équivalent d'un secrétaire-général du gouvernement.

Liens internes


- Liste des conseillers fédéraux de Suisse
- Liste des présidents de la Confédération suisse
- Nuit des Longs Couteaux

Lien externe


- [http://www.admin.ch/ch/f/cf/index.html Site officiel du Conseil fédéral] Catégorie:Politique de la Suisse

Monarchie

La monarchie (du grec mono « seul », archein « pouvoir » : « pouvoir non d'un seul, mais en un seul ») est un système politique où le chef de l'État n'est pas issu du suffrage universel, direct ou non.

Typologies

Types de monarchies d'après le titre du monarque


- despotat (époque byzantine)
- duché
- émirat
- empire
- grand-duché
- principauté
- royaume
- sheikhat
- sultanat

Monarchie de droit divin et monarchie élective

Dans la monarchie de droit divin, le pouvoir est légitimé par un lien spirituel qu'entretiendrait le tenant du pouvoir avec la ou les divinités. Dans la République polono-lituanienne et dans le Saint-Empire romain germanique, et encore actuellement en Malaisie et dans les Émirats arabes unis, le chef d'État est un monarque désigné par ses pairs au cours d'une élection ou par consensus.

La royauté germanique

Chez les anciens Germains, le pouvoir royal était d'essence divine à travers le rattachement de la dynastie règnante à Woden (Odin).

Le roi et l'Église au Moyen Âge

À ce lien païen, se substitua à l'époque chrétienne la v